L'industrie textile va être régénérée en plusieurs points du territoire national. Basée pour l'habillement essentiellement sur les importations, le renouveau de cette filière va certainement en plus de limiter les importations, générer des emplois, tout en satisfaisant la demande locale.Les autorités de ce secteur important ont l'intention de réhabiliter l'ensemble de la chaine qui fut un des fleurons de l'industrie jadis. Rélizane qui jouira d'un complexe spécialisé dans la filature, produira trente millions de mètres linéaires de tissu par an, dont 60% seront exportées. Ce projet a été lancé en décembre 2015 en partenariat avec le groupe Turc ?'Taïpa''. Plusieurs wilayas seront dotées d'usines en plusieurs points du territoire national, dans le cadre de la stratégie du gouvernement pour relancer cette industrie qui représente plus de 4 milliards de dollars. Fil, coton, laine, fibres synthétiques peuvent être produits localement, par des opérateurs économiques algériens, sinon en partenariat avec les grosses cylindrées qui dominent le marché mondial. La dernière visite du président Turc Erdogan en Algérie s'est particulièrement souciée de proposer aux autorités algériennes des joint-ventures, en complément de celles en phase de production. "La production nationale représentait 75% du marché. Pour Amar Takdjout, la filière du textile et de l'habillement paye aujourd'hui le prix d'une politique de désertification, entamée à partir des années 1990, au profit de l'import-import. «Il y a eu beaucoup d'erreurs. On a opéré une ouverture brutale du marché. Les trois quarts des professionnels s'étaient reconvertis en importateurs. On a carrément substitué l'importation à la production», souligne-t-il." La Turquie pour la renaissance de notre industrie du textile s'avère être un partenaire important, sinon le principal, pour relancer une fabrication que le gouvernement veut symétrique, à commencer par la production du coton dans la région d'Adrar, une production confiée à des fellahs algériens chargés d'approvisionner en matière première l'usine de Meskana qui produira 3000 tonnes/an de fil laine, et mélanges. Le déclin de l'industrie du textile en Algérie a été douloureusement ressenti. 96 % de l'habillement des algériens était importé selon Amar Takdjout. Reconstruire à présent la totalité de l'écosystème pour rester concurrentiel au plan international est l'une des priorités que s'est fixée le gouvernement. Plusieurs complexes qui jadis représentaient les fleurons de la production nationale bénéficient présentement d'enveloppes de plusieurs milliards pour leur réhabilitation. La production locale avant la crise économique de la fin des années 90 fournissait le marché européen en tissus de qualité, et en produits confectionnés haut de gamme.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com