Adrar - Revue de Presse

En cas de manquements : Les correcteurs du bac peuvent être estés en justice



A un mois du baccalauréat session 2008, le ministre de l'Education nationale tente de dissiper les craintes des candidats et de leurs parents qui gardent encore de vifs souvenirs sur le déroulement de la précédente session du bac. Jeudi, le ministre a assuré, devant les députés dans sa réponse à une question d'un député lue en son nom par M. Mahmoud Khedri, ministre des Relations avec le parlement, que les sujets de cet examen national n'ont connu et ne connaîtront pas d'erreurs quel que soit le genre. Se voulant rassurant, il a précisé que les informations rapportées, l'année dernière, par la presse sur l'existence d'une erreur dans le sujet de mathématiques, du baccalauréat 2007, «n'était pas une erreur mais une incompréhension de la part des journaux»! Le ministre a signalé que les réponses des candidats sont la preuve de cette incompréhension tout en attirant l'attention que «depuis 1998, il n'y a pas eu de fuite de sujets du baccalauréat». «Cela est chose impossible au regard des mesures strictes prises dans ce sens par les autorités concernées», a soutenu M. Benbouzid. Revenant au train de mesures décidées, cette année, pour garantir le bon déroulement de l'opération de correction, il a estimé qu'aucun correcteur n'est capable de corriger plus de 500 copies, en 14 jours. Selon le ministre, les copies sont corrigées généralement deux fois, par deux enseignants différents mais une troisième correction peut s'imposer au cas où un grand écart entre les deux notes est constaté. L'enseignant coupable de manquement avéré sera écarté immédiatement de l'opération de correction avec la possibilité d'être esté en justice. D'autres mesures viennent d'être prises par le département de M. Benbouzid comme la possibilité pour le chef du centre de correction de prendre des copies au hasard pour s'assurer de la qualité de la correction. Toutefois, le chef de centre lui sera interdit, durant cette session, de s'enquérir des informations personnelles concernant le candidat dans le but de «préserver la crédibilité du baccalauréat et pour donner, à tous les candidats, la chance de réussir dans un cadre équitable». Sur un autre volet, le ministère de l'Education nationale prévoit une panoplie de mesures, en coordination avec d'autres secteurs, pour combler le déficit en enseignants de la langue française dans onze wilayas du Sud. Les wilayas d'Adrar, Chlef, Laghouat, Tamanrasset, Djelfa, M'sila, Ouargla, El-Bayadh, El-Oued, Khenchela et Ghardaïa enregistrent un manque d'enseignants de la langue française, essentiellement, dans les classes primaires. Pour parer à cette situation, le ministère compte ouvrir les portes au recrutement des étudiants en 4e année universitaire de licence de la langue française ainsi que le rappel d'enseignants retraités. Le département de M. Benbouzid a aussi décidé la mise en place d'un système de coordination entre wilayas, pour le recrutement de l'excèdent d'enseignants de la langue française que connaissent certaines régions, en mettant en avant plusieurs avantages comme la garantie d'un logement. Selon le ministère, la réduction de la durée de l'enseignement primaire à cinq années va produire un excèdent d'enseignants qui servira à combler le manque d'enseignants dans ces écoles qui connaissent un déficit dans la matière.
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