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"Des parties au pouvoir refusent le consensus"



Mohamed Nebbou et Ali Laskri ont estimé hier à Kherrata dans la wilaya de Béjaïa que «le pouvoir ne veut pas de consensus national» et que leur «parti ne reconnaît pas les lignes que ce dernier a fixé». Les deux animateurs, qui intervenaient lors d'un meeting populaire animé à la salle des fêtes de la ville en marge de la commémoration des événements du 8 Mai 1945, ont souligné que «Le FFS n'abandonnera jamais son projet de consensus national», soulignant que «le changement pacifique est toujours possible» et ce en dépit «des différentes entraves dressées sur son parcours par les professionnels de l'hypocrisie politique». Nebbou a déclaré que «les lignes que certains partis se sont auto-imposés ne concernent pas le FFS» Parce que, selon lui «les Algériens sont convaincus et conscients de leur démarche pour casser notre projet». Dans la foulée, les deux conférenciers ont ajouté que «le FFS possède un passé historique qui fait de lui un parti qui n'acceptera jamais que le pays soit mené vers la dérive». Devant un parterre de militantes et militants du parti, le premier secrétaire du FFS a précisé que «les opposants au changement pacifique sont ceux-là même qui refusent notre projet de consensus national». De ce fait, ajoutent-ils, «ils veulent maintenir le statu quo qui arrange au mieux leurs intérêts». Loin de désespérer, les deux orateurs insisteront sur le fait que «le changement pacifique est imminent», expliquant que «la crise politique actuelle n'est pas celle d'un individu quel que soit son statut» et «la maladie du président n'est pas une crise». En revanche «la maladie qui ronge l'Algérie est celle du système». Le premier secrétaire a abordé longuement les événements du 8 mai 1945 en s'interrogeant sur les raisons qui «laissent le pouvoir s'opposer à la reconnaissance du statut du chahid pour les victimes de ces événements», que «tout le monde reconnaît comme les pionniers du combat libérateur et la graine qu'il a libéré qui a semé la révolution». «Le FFS continuera à se battre jusqu'à la satisfaction de cette revendication légitime, au même titre que celle liée aux martyrs de la démocratie 1963-1965», martèle-t-il. Ali Laskri de son côté a jugé utile «d'exploiter ces événements pour édifier une Algérie prospère et sereine». En conclusion, les deux responsables du FFS diront que «des parties au pouvoir ne veulent pas du consensus national de peur pour leurs intérêts», lesquels intérêts «ne peuvent être sauvegardés que dans un système corrompu qui s'oppose à tout changement».De son côté le président du parti Fedjr El djadid, Tahar Benbaïbèche, a estimé hier que «l'Algérie vit sans président», en marge d'une rencontre initiée à Baccaro, dans la ville de Tichy.Dans le sillage de cette visite d'installation du coordinateur du parti, M. Rachid Adrar, un fils de chahid, Taher Benbaibèche s'est longuement étalé sur la situation politique et économique du pays mettant en avant les options que lui et l'opposition démocratique défendent depuis plusieurs années. Pour le président de jil jadid, «le pouvoir ne veut pas dialoguer» expliquant qu'«on ne peut s'engager dans un dialogue balisé à l'avance». Le conférencier, qui s'adressait à ses militants, conditionnera toute révision de la Constitution à un dialogue sérieux avec l'opposition.L'opposition «rendra bientôt publiques des décisions importantes».


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