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Dans le cadre de la diversification de l'économie



Dans le cadre de la diversification de l'économie
Lors d'un Conseil des ministres en janvier 2015, le président Abdelaziz Bouteflika a invité le gouvernement à vulgariser davantage les encouragements exceptionnels à l'investissement qui sont en vigueur dans les wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux, appelant aussi les investisseurs nationaux à en tirer profit, en contribuant au renforcement de la sécurité alimentaire du pays, à la diversification de l'économie nationale, et à la création de dizaines de milliers d'emplois au bénéfice des jeunes.Et la meilleure action concrète pour développer ces régions, a été la décision du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, concernant le développement du Sud des Hauts-Plateaux, de créer dix circonscriptions administratives au sud du pays dans huit wilayas (Adrar, Biskra, Béchar, Tamanrasset, Ouargla, Illizi, El Oued et Ghardaïa) dirigés par des walis délégués sous l'autorité des walis territorialement compétents. Ce dispositif administratif sera élargi aux wilayas des Hauts- Plateaux, dès 2016.Et poursuivant dans cette même dynamique, et pas plus tard qu'avant-hier, lors d'une visite à Batna, le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb a affirmé que son département favorise l'orientation de l'investissement et la diversification de l'économie vers les régions des Hauts-Plateaux. Cette démarche s'inscrit dans le cadre de la diversification économique et l'optimisation de l'exploitation des énergies existantes dans le pays , a précisé le ministre lors de l'inspection, au parc industriel d'Aïn Yagout, du complexe industriel General electronic Algeria Turbine (GEAT).L'année dernière, le président Bouteflika avait, dans le même sens, ordonné au gouvernement d'accompagner la mise en œuvre du nouveau programme quinquennal de développement, d'une amélioration de la gouvernance locale, en priorité au niveau des wilayas du Sud et des Hauts-Plateaux.Rappelons que le découpage administratif avait été un des thèmes de campagne du président Bouteflika lors de la présidentielle de 2014.Abdelmalek Sellal, en sa qualité de directeur de campagne du candidat Bouteflika, avait, durant cette période, déclaré à partir de plusieurs wilayas du pays, lors de la campagne électorale pour la présidentielle 2014, que plusieurs daïras dans le Sud et les Hauts-Plateaux étaient concernées par ce nouveau découpage. Il avait souligné que le nouveau découpage administratif était devenu une "nécessité" exigée par de nombreux facteurs.Dans le cadre du processus "évitant la dépendance des hydrocarbures, il y a lieu de rappeler, entre autres, que quatorze (14) centrales électriques photovoltaïques d'une capacité de 268 mégawatts (MW) ont été mises en service en 2015 dans les Hauts-Plateaux et le sud du pays.L'année 2015 "s'est distinguée par l'accélération des réalisations des centrales photovoltaïques par l'entreprise Shariket Kahraba wa Taket Moutadjadida (Sktm, filiale de Sonelgaz) dans les Hauts-Plateaux et le Sud", souligne le même responsable. Les unités entrées en production sont implantées à M'sila, Djelfa, Souk-Ahras, El-Bayadh, Sidi Bel-Abbès, Bordj Bou-Arréridj, Naâma, Djanet, Adrar, Aïn Salah, Tindouf, Tamanrasset, Ouargla et Laghouat. Le coût total de ces 14 centrales est de l'ordre de 70 milliards de DA, sachant que chacune d'elles a permis de créer au moins 250 postes d'emploi au cours de la période de réalisation, en plus d'une cinquantaine d'emplois durant l'exploitation.Ces capacités font partie d'un programme global destiné à la production, d'ici à fin 2016, de 400 MW d'électricité d'origine solaire provenant de 20 centrales dont treize (13) dans les Hauts-Plateaux et sept (7) dans le Grand sud du pays, explique-t-il.Ces réalisations font partie de la première phase du Programme national de développement des énergies renouvelables (PNR) qui vise à installer 22.000 MW d'électricité d'origine renouvelable à l'horizon 2030, soit 27% du parc national de production d'électricité dont 4.500 MW à installer d'ici 2020.Ces nouvelles centrales s'ajoutent à l'unité hybride de Hassi R'mel (150 MW), mise en service en 2011, et à la ferme éolienne d'Adrar (10 MW) ainsi qu'à la centrale solaire expérimentale de Ghardaïa (1,1 MW) réalisée pour l'expérimentation des technologies photovoltaïques.Durant sa visite à Batna, avant-hier, M. Bouchouareb a exhorté le directeur général de l'Agence nationale d'intermédiation et de régulation foncière à œuvrer à ce que le parc industriel d'Aïn Yagout soit le premier à se concrétiser parallèlement aux travaux de réalisation du complexe de turbines. Pour le ministre, celui-ci revêt une importance vitale pour l'économie nationale. C'est pourquoi, il n'a pas hésité à donner des instructions fermes pour assurer la bonne gestion et l'entretien des zones et parcs industriels à l'échelle nationale, et créer si nécessaire une entreprise indépendante pas forcément publique pour les gérer . D'ailleurs saisissant cette occasion, le ministre de l'Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb a invité notamment les investisseurs à tirer profit des avantages accordés par l'Etat aux activités de sous-traitance industrielle et aux industries émergentes qui permettent de réduire les importations et de générer des emplois, assurant que l'entreprise privée ou publique est avant tout une entreprise algérienne au service du renforcement de l'économie nationale.Est-il besoin de rappeler au passage que le dispositif de l'A NDI prévoit au titre de la réalisation : l'Exonération de droits de douane pour les biens non exclus, importés et entrant directement dans la réalisation de l'investissement; la franchise de TVA pour les biens et services non exclus, importés ou acquis localement entrant directement dans la réalisation de l'investissement. L'exemption de droit de mutation à titre onéreux pour toutes les acquisitions immobilières effectuées dans le cadre de l'investissement concerné.Quant au titre de l'exploitation, il précise que les avantages cités ci-dessous sont octroyés pour une durée de trois (03) ans après constat d'entrée en activité établi par les services fiscaux à la diligence de l'investisseur : de l'exonération de l'impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS) et de l'exonération de la taxe sur l'activité professionnelle (TAP).
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