Adrar - Revue de Presse

Bentoumi Ammar nous écrit



Dans le numéro du 19 juin 2005 de votre journal, page 15, mon ami et compagnon de captivité en 1964-65, le commandant Azzedine, a évoqué mon nom et a commis involontairement, sans aucun doute, des erreurs que je me dois de rectifier. C?est pourquoi je vous prie de publier la mise au point suivante : « Le frère Mustapha Fettal est venu à Adrar où j?étais détenu et non à Timimoun. Il n?a eu à jauger ni moi ni Boualem Oussedik qui venait d?être transféré depuis quelques jours de Timimoun où son compagnon de détention Si Brahim Mezhoudi venait d?être libéré. Il m?a annoncé que j?avais été libéré sur son intervention et sur celle d?autres militants. Nous sommes partis immédiatement sur Alger. Je n?ai jamais eu les paroles qui me sont attribuées. Je n?avais aucune raison de soutenir Ben Bella, d?autant plus que j?avais rejeté, ainsi que Ferhat Abbas, l?offre de libération conditionnelle transmise en janvier 1965 par le préfet de la Sahoura de l?époque, Ali Pacha Rachid. Je signale que j?ai défendu ce dernier dans l?affaire de l?OS de Béjaïa où il avait entraîné Abane Ramdane et que j?avais été l?avocat de Mustapha Fettal en 1956 dans des conditions particulières. J?éprouve considération et sentiments patriotiques à l?égard de l?armée qui est la concrétisation du rêve des militants des années 1940 et 1950, mais je n?ai jamais caché qu?à mon avis elle doit remplir sa mission nationale sans s?impliquer dans la politique. Je suis et reste fidèle au principe du congrès de la Soummam : primauté du politique sur le militaire. Je ne cache pas également que j?ai peu d?estime pour Ben Bella depuis son comportement dans l?affaire de l?OS, à l?égard du président Benkhedda lors de la dernière réunion du CNRA et dans de nombreuses autres circonstances, y compris les plus récentes. Je n?ai eu à collaborer avec lui qu?à la demande de Khider Mohamed et Bitat Rabah et parce que j?estimais que c?était l?intérêt du pays. »
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