Adrar - Revue de Presse

Aziz Soula signe son premier album sur CD



Symbiose parfaite entre le blues et le kabyle. C'est ce que promet au public l'album de Aziz Soula, pionnier de ce métissage harmonieux qui a le mérite de faire dans l'innovation et la diversification du patrimoine musical national. Son album constitué de 6 chansons, interprétées sous la direction de maîtres incontestés de la musique à l'image de Youva Abranis, Samir Sebane, réserve un riche cocktail de musiques et de cultures. L'artiste qui s'y est consacré corps et âme des mois durant, dit avoir choisi le blues comme vecteur, destiné à faire voyager la culture amazighe à travers le monde. Avec un génie de poète confirmé et une passion vouée à l'art, le jeune chanteur a composé avec brio ses chansons et fait appel aux services de l'illustre musicien d'Ath Abbas : Samir Sebane, qui a brillamment écrit les arrangements. Trahi par sa modestie et son charisme, le parrain du blues kabyle égrène un parcours semé d'embûches et un âpre labeur effectué pour concrétiser sa flamme pour la musique. « L'idée a fait son chemin il y a deux ans », raconte notre interlocuteur avant d'ajouter qu'il aura fallu deux années pour trouver l'inspiration nécessaire et concrétiser le rêve qui le fascinait depuis longtemps. L'audition de son 'uvre confiée, pour être diffusée, à l'édition Tamdanit, au village colonel Amirouche, dans la commune d'Akbou (Béjaïa) révèle sans conteste, un chef- d''uvre artistique.Sur le plan musical, son produit promet de tenir en haleine par ses mélodies magiques et enchanteresses. Dans un style propre à lui, l'artiste met en valeur les montagnes de Kabylie sous le titre Adrar (montagne). Il arrime reliefs, paysages pittoresques, histoire et identité berbère confisquées, à travers les âges. Il signe Irgazen (les hommes), un pamphlet pour dénoncer le totalitarisme qu'il impute au sérail algérien. Et de continuer avec Tagmatt (fraternité), de mettre en garde sur les valeurs ancestrales en perte de vitesse : Tiwizi (volontariat) et autres qualités de solidarité et de vie en commun. Il écrit Ahkouyid (racontes-moi) où il dit son ras le bol de l'imposture des hommes politiques confisquant la souveraineté populaire à coups de promesses chimériques. Il enchaînera avec Thenouidh (tu voulais) pour dire basta à la censure, à la restriction des libertés et au grignotage progressif des acquis démocratiques.Si on en juge par ses chansons, Aziz Soula ne semble pas embrasser le domaine musical en quête de show-biz. Au contraire, son engagement le place sur les traces des Matoub, Djaout, Mammeri' et son credo semble de perpétuer la lutte pour « libérer le pays de l'unicité culturelle et politique ».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)