La prévention des risques majeurs (PRM) et la gestion des catastrophes naturelles ou accidentelles sont désormais vues sous l'angle du développement durable. C'est ce que stipule la loi 04-20 du 25/12/2004, venue à point nommé pour renforcer le cadre réglementaire et préciser aussi les missions et prérogatives de tous les acteurs concernés par la prise en charge d'un module en relation avec leurs activités respectives. L'organisation, explique le rapport de la Protection civile de la wilaya d'Aïn Témouchent, qu'elle a présenté devant le conseil de wilaya récemment, repose bien entendu sur «les modules d'intervention à l'échelle unité, commune et wilaya en ce qui concerne les difficiles moyens à mettre en oeuvre». Au total, il existe 22 modules dont 14 au niveau de la wilaya, 08 à l'échelon communal et 05 pour chaque unité. En termes de textes et lois «la démarche semble particulièrement adaptée aux problèmes posés» mais sur le terrain, souvent l'on ne trouve que les moyens de la Protection civile qui, à elle seule, ne peut suffire pour atténuer comme il se doit les risques majeurs survenus. Les exemples de Bab El-Oued (novembre 2001 avec 772 morts), Adrar (2004 avec 250 logements endommagés) SKikda (Nov-2004 avec 600 familles sinistrées) et Oran quartier El-Hamri (nov-2007 avec des dizaines de familles sinistrées) et Aïn Témouchent (Aïn El-Arbaa octobre 2007 avec plusieurs habitations endommagées). La prévention ne doit pas être focalisée uniquement sur le dispositif d'intervention à mettre en oeuvre en cas de catastrophes car, les inondations et ce qu'elles génèrent comme sinistres sont aussi dues aux «erreurs humaines et des facteurs aggravants» telles que «la construction sur des lits d'oueds, des zones inondables, versant de montagne, remblai», cite le rapport de la Protection civile sur les PRM. Aussi, «le manque d»'entretien des oueds et des avaloirs et l'absence d'endiguement des cours d'eau en zones urbanisées» constituent des facteurs aggravants à répétition. Que faut-il faire pour prémunir les populations et leurs biens contre les risques majeurs ? Les moyens que disposent les responsables de modules depuis l'unité jusqu'à la wilaya en passant par la commune, sont-ils suffisants et répondent-ils réellement aux besoins exprimés et réglementaires ? Sur le plan préventif, la Protection civile de la wilaya d'Aïn Témouchent attache beaucoup d'importance à la «désobstruction» des systèmes d'assainissement et d'évacuations des eaux pluviales et à «l'élimination des dépôts de toutes natures accumulées. Sur le plan organisationnel, la défense civile s'intéresse beaucoup plus au cadre d'organisation et de coordination permanentes entre les responsables des structures techniques» chargés de modules avec la mise en place effective d'un «service d'annonce et de surveillance (système d'alerte précoce SAP) durant toute la saison hivernale» afin de fournir «l'information au profit des différentes parties concernées en premier lieu. Aussi, les bulletins météorologiques ne sont exploités que timidement et n'ont aucun effet immédiat sur les responsables chargés des modules. Ce n'est qu'après coup que l'on réagit pour qualifier les dégâts et apporter des secours.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Belhadri Boualem
Source : www.lequotidien-oran.com