Adrar - A la une

Adrar : quel avenir pour les élèves de la filière sport ' Actu Ouest : les autres articles



Adrar : quel avenir pour les élèves de la filière sport '                                    Actu Ouest : les autres articles
Les parents des 27 élèves du collège «Hibaoui» d'Adrar, qui ont choisi la filière «Sport-Etudes» pour leurs enfants, lors de la rentrée scolaire de 2007-2008, ont été surpris de voir leurs enfants, une fois arrivés au lycée, cette année, orientés dans une classe de moderne.
Ces collégiens ont suivi, pendant quatre années, leur cursus scolaire dans cette nouvelle filière sport-études (option volley-ball et athlétisme) au sein de cet établissement. 24 d'entre eux ont eu, avec brio, leur diplôme du BEM.
Mais une fois arrivés au lycée Abi Hamid Ghazali, en septembre dernier, ils ont été placés dans une classe classique avec d'autres élèves venus d'ailleurs.Alors qu'ils pensaient poursuivre leurs études dans cette même filière. A cet instant, ils ont vu le monde s'écrouler à leurs pieds. Ils n'en croyaient pas leurs yeux, nous affirma un parent qui accompagnait son fils ce jour-là.
Ce peloton était considéré comme l'élite du collège car l'accès à cette classe était conditionné par la moyenne supérieure à 14/20. Leur programme d'étude était plus condensé que pour les autres élèves du même palier. En effet, car en plus des matières classiques du programme scolaire normal entre 8 et 13 heures, ils continuaient sans interruption pour les matières sportives (théorie et pratique) jusqu'à 18 heures.
Et qu'ils étaient aussi astreints au même titre que les autres au régime des tests dévaluation et des compositions. Cependant, nous dira un parent excédé par la colère, «nos enfants ont été admis dans cette classe spécifique sur la base de leur moyenne de l'examen de 6ème supérieure à 14/20 ! Ils ont fourni des efforts intellectuels et physiques considérables. Ils ont sacrifié durant 4 ans tout leur temps de loisirs pour leurs études. Maintenant, je ne comprends pas pourquoi ils se retrouvent dans la même classe que les autres élèves du cycle normal. Et pour quelle raison les abandonnent-on aujourd'hui '».
Un second parent dira aussi : «Au début, on a fait confiance au collège quand on nous a proposé d'inscrire nos enfants dans cette filière. Et maintenant ont s'est rendu compte que nos enfants ont été des cobayes de la fameuse politique de réforme de Benbouzid (l'ex-ministre de l'Education)».
Et puis un père, qui lui est enseignant et encore plus étonné que les autres, a lancé : «C'est du gâchis car l'Etat a investi des sommes colossales d'argent dans cette formation, à savoir la restauration quotidienne de ces élèves durant ces 4 années passées ainsi que leur transport, leur équipement sportif, l'entretien des espaces de sports, tout le personnel d'encadrement, d'exécution, sportif spécialisé. Et que voilà sans le moindre souci et dans l'indifférence absolue, ils effacent tout ! En nous lançant tout simplement que la classe «Sport-Etudes» n'est pas programmée dans le secondaire».
Il est incompréhensible, tant pour les parents que pour les élèves, qu'une institution de souveraineté nationale, telle que le secteur de l'Education, puisse naviguer dans le brouillard, sans aucune planification au préalable, sans mesurer la portée de ce type de décisions expéditives et leurs conséquences psychologiques sur les élèves, notamment pour ceux qui ont fait déjà leur choix d'avenir d'une carrière dans le domaine des sports.
Contacté par nos soins, le directeur de l'Education de la wilaya d'Adrar affirme n'avoir rien reçu comme instruction de la part de sa tutelle concernant l'ouverture pour cette année de ce cycle en question.
Une réponse qui est loin de convaincre les parents qui, eux, accusent cette direction de ne pas avoir pris ses responsabilités et les mesures nécessaires ainsi que les précautions pour assurer la continuité de cette formation jusqu'à la fin du cycle secondaire. «Pourquoi ce n'est qu'aujourd'hui et seulement après nos réclamations que l'administration s'est réveillée pour nous donner cette réponse insolite ' Pourquoi cette direction n'a pas pris en considération son propre programme l'année passée ou bien deux ans plus tôt ' Pourtant, ces élèves fréquentaient cet établissement de manière régulière et qu'ils ont passé leur examen du BEM, donc ils doivent forcément aller au lycée».
Ces parents, qui ont déjà frappé à plusieurs portes afin de trouver une issue pour leurs enfants, nous ont déclaré : «Nous avons pris le soin de contacter un proviseur de lycée qui lui est entièrement disponible à ouvrir ce cycle dans son établissement pourvu que l'administration donne son accord et mette les moyens nécessaires».
Toutefois, une autre inquiétude plane sur les parents des autres élèves, ceux qui suivent, en ce jour, ce même parcours au sein du même établissement «Hibaoui» et qui ne voient pas l'horizon pour leurs bambins. Car en effet, 4 classes qui se suivent sont dans la course de cette fameuse filière de sport-études aux spécialités de la natation, football, handball.
Cependant, une autre question reste posée : pourquoi ces élèves n'ont pas été orientés vers les lycées de sports qui existent déjà comme à Nâama, Ghardaïa ou bien Draïa (Alger) '
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)