Adrar - Revue de Presse

Adrar : Le prêt comme alternative aux dépenses de l'Aïd



Le centre d'Adrar, notamment la principale artère « Bouda », celle qui héberge les 80% des commerces de la ville, a connu, durant les derniers jours du mois du Ramadhan, une activité jamais vue dans le passé. Il devient pratiquement impossible aux automobilistes de traverser ce boulevard, surtout en soirée, à cause de la forte densité des piétons qui arpentent de manière désordonnée ces petites rues. Cet encombrement serait dû au manque de structures commerciales réservées à cet effet. Toutefois, on notera qu'un nouveau complexe commercial a été réalisé au quartier « Hattaba » depuis l'année passée, mais que ses portes restent toujours fermées. L'autre raison qui contribue à la densification de la circulation c'est l'afflux et la convergence des populations des Oasis et des Ksour (plus de 200) qui, elles aussi, s'approvisionnent à Adrar. Cependant, cette super agitation humaine autour des magasins et des espaces du marché informel nous laisse sous-entendre que la misère est encore loin de nos portes et que la dégradation du pouvoir d'achat n'est pas une réalité. Pour en savoir plus sur ce comportement, nous avons abordé quelques passants.Un père et ses 3 enfants, nous dira : « Oui je suis en train de faire des emplettes'Est-ce qu'il est facile de faire comprendre à un enfant, dont le père travaille, qu'il ne possède pas d'argent ! Alors pour faire face à cette situation, j'ai contracté un prêt de 20 000 DA auprès de nos 'uvres sociales ». Un autre mère nous apprend : « Je viens de vendre au bijoutier une paire de bracelets que j'ai acquise à prix fort il y a quelques années, au tarif de l'or cassé pour habiller mes 2 fillettes car elles sont déjà au lycée et elles ont besoin d'avoir de l'allure ». Un homme, la quarantaine, qui sortait de la banque avec l'air déprimé, déclare : « Je suis déçu car cette année la banque n'a pas introduit le prêt spécial Ramadhan.Beaucoup de clients de cette institution comptaient énormément sur cette opération, mais en vain ! Alors, je dois aller voir ailleurs ». Moralité : c'est que tout ce monde qui achète est un monde endetté. L'important est de satisfaire sa petite famille quel que soit le prix'
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)