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Les 28.869 habitants de la daïra d'Aougrout, une circonscription administrative couvrant trois communes composées de 22 Ksour, au Nord-est d'Adrar, vivent le calvaire au quotidien, en cette période hivernale, par le manque de gaz butane.En effet, cette saison où le mercure refuse de monter, cette principale source d'énergie nécessaire à la consommation domestique et au chauffage des foyers fait défaut. Celle-ci est devenue de plus en plus rare chez les commerçants pour ne par dire inexistante dans ces localités éloignées du chef-lieu. Le réseau de distribution du gaz est matérialisé par quelques points de vente timides appartenant à des privés. Ce sont en général quelques petits magasins en alimentation général qui activent, en parallèle, dans cette chaîne de distribution du gaz butane. Un domaine du ressort exclusif de Naftal. Cependant, ces commerçants affirment ne pas avoir été approvisionnés par cette entité depuis plusieurs mois. «Cela fait plus de deux mois que l'on pas reçu le camion livreur de Naftal», s'écria un commerçant.En plus ledit camion sensé livrer la bouteille de gaz aux citoyens au niveau des ksour et tout au long des bordures des chemins communaux, se trouve parmi les abonnés absents depuis.Aougrout, située sur l'axe de la RN 51A, dispose de deux stations services Naftal gérées par des privés qui sont dépourvus de cette matière aussi. «Ici la bouteille de gaz est proposée jusqu'à 500 DA quand elle est disponible», lance un citoyen excédé par la colère.Il poursuivra : «Nous sommes revenus à l'ère du bois et au charbon pour la cuisson et le chauffage et ceci avec tous les dangers et les risques d'intoxication par le dioxyde de carbone». Certes, car les charbonniers ont repris du service et ils proposent le kilogramme de charbon à 100 DA. Enfin, une situation incompréhensible par les populations dans la mesure où la wilaya dispose en plus du réseau de distribution Naftal, d'un centre d'enfûtage de gaz butane. Une usine appartenant à un investisseur privé. Toutefois, face à cet état de fait, les plus nantis en moyen de transport s'approvisionnent à partir de la ville de Timimoun en se tapant 120 km entre l'aller et le retour avec tous les désagréments et les contraintes liés aux déplacements. Par ailleurs, on notera que ce phénomène est aussi aperçu au niveau d'autres ksour notamment ceux des daïras de Tinerkouk et de Charouine.


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