Covid-19, paludisme, les maladies infectieuses prolifèrent depuis le début de l'année 2020. Une année bien singulière sur le plan sanitaire avec la déclaration de la pandémie de la Covid-19, et l'Algérie fait face depuis quelques jours à d'autres maladies infectieuses, où des cas de paludisme ont été décelés respectivement dans des wilayas du Sud. Cette fois-ci, les virus ne viennent pas de loin mais de la porte juste à côté, car les cas décelés en Algérie sont importés du Mali et du Niger, pour le paludisme. Le bilan épidémiologique dans la wilaya d'Adrar fait ressortir, jusqu'à lundi 5 octobre, 137 cas, tous importés malgré la fermeture des frontières, dont 106 cas parmi la gent masculine. Alors que les analyses menées sur les quatre cas de décès signalés dans la région «n'ont pas confirmé une mort due à la malaria», a rassuré pour sa part le ministre de la Santé, qui s'est rendu dans la wilaya d'Adrar pour s'enquérir de la situation. Ainsi que 17 cas de paludisme, également importés (16 à El-Menea et 1 à Ghardaïa), dépistés auprès d'immigrés clandestins issus de pays subsahariens, dont 5 cas confirmés par le laboratoire de référence de l'Institut Pasteur Algérie (IPA) depuis l'apparition de cette pathologie infectieuse et parasitaire au début du mois en cours, selon un bilan officiel communiqué le mardi 6 octobre par le wali de Ghardaïa.Même si le traitement médical est disponible et le fait que les autorités tentent de modérer les risques de propagation de ces maladies infectieuses dangereuses, il n'en demeure pas moins qu'il est indispensable de parer à la menace, qui est proportionnelle au flux incessant et grandissant des migrants clandestins subsahariens. N'est-il pas temps de s'alarmer en mettant en place un plan urgent pour prendre en charge le flux de l'immigration clandestine' Les experts ont tiré la sonnette d'alarme au mois de septembre dernier au sujet d'un nouveau type de moustique envahissant du paludisme, l'un des rares qui se développe dans les zones urbaines et qui menace la vie de plusieurs millions de citadins. La situation pourrait dégénérer de manière incontrôlable, prévient-on. Le moustique en question, qui se déplace rapidement à travers le continent sans aucune barrière frontalière pour l'arrêter, pourrait aisément atteindre les villes du sud du pays et contaminer les populations locales, mais le risque le plus patent viendrait des migrants subsahariens qui peuvent, eux, propager l'épidémie là où ils s'installent, à travers tout le pays.
C'est une réalité qui n'est pas tant pour stigmatiser les migrants subsahariens, mais qui appellerait plutôt à prendre les mesures nécessaires pour faire face à ces nouveaux risques épidémiologiques importés de pays voisins. La légalisation de mécanismes d'accueil des subsahariens, notamment à travers l'instauration d'une loi sur les réfugiés, encore inexistante dans la législation algérienne, pourrait faire d'une pierre deux coups, effectuer des tests de dépistage aux frontières et anéantir les réseaux criminels de l'immigration clandestine qui tirent des profits énormes de ce trafic.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelkrim Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com