Algérie - Revue de Presse


Venezuela



La victoire de Chavez contestée par l?opposition Chavez sort finalement victorieux du référendum qui menaçait d?interrompre son mandat. La Commission nationale électorale a annoncé hier que le « non » au départ du Président à son poste l?avait emporté avec 58,25% des voix. L?opposition, qui voulait voir Hugo Chavez quitter le pouvoir, a recueilli seulement 41,74%. Néanmoins, le porte-parole de l?opposition, Henry Ramos Allup, a déclaré qu?il y avait eu des « fraudes électorales ». Selon lui, la victoire de Chavez est le fruit d?une « manipulation grossière ». L?opposition refuse « catégoriquement » de reconnaître sa défaite. Ramos Allup, secrétaire général de l?Action démocratique (social-démocrate), a affirmé que le « oui », pour la révocation de Chavez avait remporté « 59% des voix contre 40,6% pour le non au départ du président Chavez ». La polémique est alimentée par les déclarations des membres du Conseil national électoral (CNE). Deux des cinq directeurs du CNE ont indiqué qu?ils refusaient de valider les résultats car, selon eux, « les votes n?ont pas été correctement vérifiés ». Mme Sobella Mejia, l?une des deux représentants de l?opposition au sein du CNE, a affirmé que l?« on ne peut pas considérer comme officiels les résultats partiels qu?une partie du CNE veut annoncer ». Mme Mejia a également fait valoir que la totalité des bulletins n?avait pas encore été vérifiée. La polémique fait rage. Or, des observateurs du Centre Carter et de l?Organisation des Etats d?Amérique (OEA) étaient présents dans le pays pour juger le déroulement du scrutin. Hier, ils n?avaient toujours pas donné d?avis sur les « fraudes » dénoncées par l?opposition. La journée de dimanche dernier a été longue pour les citoyens du Venezuela qui s?étaient déplacés massivement pour aller voter. Tôt le matin déjà, les bureaux de vote étaient débordés. Plus tard dans la journée, les files d?attente atteignaient plusieurs kilomètres. Les électeurs prenaient leur mal en patience sous un soleil de plomb. L?affluence a été telle que les autorités ont dû repousser à trois reprises l?heure de fermeture des centres de vote. Jusqu?à ce que le CNE promette que tout le monde pourrait voter quitte à sceller les urnes plus tard encore. L?ambiance plutôt calme a été troublée par un groupe d?hommes à moto, qui ont ouvert le feu sur une file d?attente, dans le quartier de Sucre, à l?est de Caracas, la capitale. Une jeune femme de 28 ans, Maria Elizabeth Martinez, a été tuée et dix autres personnes blessées par balles, a rapporté le correspondant à Caracas du quotidien français Le Figaro. Le mandat du président Chavez aurait été révoqué si le pourcentage de « oui » en faveur de son départ avait été supérieur au pourcentage de « non » et si le nombre de « oui » avait été égal ou supérieur au nombre d?électeurs qui avaient élu Chavez en 2000. Hier matin à l?aube, Hugo Chavez, rassuré et souriant, s?est présenté devant une foule immense depuis la résidence présidentielle de Miraflores. Il a été longuement acclamé par ses partisans, pendant que, le poing levé, il chantait l?hymne national. Il a proclamé : « Maintenant, il est impossible que la tendance victorieuse du non soit renversée. » Le référendum révocatoire inquiétait les marchés pétroliers car le Venezuela est le cinquième exportateur mondial de pétrole. L?incertitude qui planait sur le pays avait largement participé à la hausse du cours du pétrole. Les Etats-Unis se sentaient particulièrement concernés. Ils importent 1,54 million de barils par jour de pétrole vénézuélien. Dans un discours, après l?annonce de sa victoire, le président Chavez a déclaré hier à l?attention de l?Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) que « son gouvernement garantira la stabilité du marché pétrolier mondial ». Les prix du pétrole ont légèrement baissé après l?annonce du maintien du Président, mais restaient proches de leur niveau record. Chavez avait régulièrement assuré que sa victoire était « la seule garantie de la livraison aux Etats-Unis et aux autres marchés » et averti qu?au cas où il perdrait le référendum, le prix du baril de brut pourrait s?envoler jusqu?à atteindre 100 dollars.




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