Algérie - Revue de Presse


Une cinquantaine de procès programmée au tribunal d?Alger



Mars, le mois des affaires terroristes La session criminelle de la cour d?Alger, ouverte le 24 février, est à même d?être qualifiée de celle du dossier « terrorisme ». Tout au long du mois courant, le tribunal de Sidi M?hamed vivra au rythme des affaires de personnes poursuivies pour création et appartenance à des groupes terroristes. Le programme est très chargé ; au moins cinquante procès se dérouleront entre les 13 et 29 mars, dont près d?une trentaine concerne des individus toujours en fuite. Il y a des affaires d?Algériens qui activent à l?étranger et celles des activistes étrangers en Algérie. Si tous les procès revêtent une importance indéniable, l?attention est beaucoup plus retenue par les têtes d?affiche, les noms de ceux qui ont brillé par la bestialité et la sauvagerie de leurs actes. Le premier procès qui suscite de vifs intérêts, ici et ailleurs, est celui dans lequel est cité Amari Saïfi, connu sous le pseudonyme Abderrazak El Para, arrêté par les services de sécurité libyens et livré en 2005 aux autorités algériennes. Auteur du rapt des touristes allemands en 2003 à l?extrême sud du pays et de plusieurs autres kidnappings et actes barbares commis contre des civils et des militaires, El Para sera jugé le 18 mars. Si rien n?a filtré sur le procès, tout porte à croire qu?El Para ne passerait pas à la barre. Sera-t-il jugé par contumace, comme c?était le cas dans d?autres procès intentés contre lui à Constantine, à Ghardaïa et à Biskra ? Difficile d?y répondre. Surtout que son procès a déjà été programmé en 2006 avant qu?il ne soit renvoyé sine die. Outre El Para, d?autres « émirs » du GSPC tels que Hassan Hattab et Mokhtar Belmokhtar (en fuite), alias Khaled Abou El Abbès, seront jugés le 21 mars. Connu aussi par son surnom « Belaouar », Belmokhtar qui continue toujours à sévir au Sud, va être jugé pour diverses affaires terroristes. Ses acolytes aussi. Parmi eux, Farhet Benderkouche qui se trouve actuellement derrière les barreaux. Recruté en 1995 par le GSPC, ce dernier a servi sous les ordres de plusieurs émirs, notamment El Para et Mokhtar Belmokhtar, infestant les régions de Djelfa, M?sila, Khenchela ainsi que le Sud algérien. D?autres procès dans lesquels sont impliqués des Marocains et des Egyptiens auront lieu les 28 et 29 mars. Mais bien avant, le tribunal de Sidi M?hamed jugera d?autres affaires de réseaux étrangers de soutien au terrorisme en Algérie, dont le groupe des Irakiens arrêté par les services de sécurité il y a de cela plusieurs mois. La première affaire de terrorisme sera traitée le 13 mars. Elle concerne un certain Mohamed H. N. et ses acolytes appartenant au GSPC, laquelle organisation terroriste a intégré la nébuleuse d?Al Qaïda. Il est à relever qu?il s?agit là de premiers procès de terroristes depuis la mise en application des textes de la charte pour la paix et la réconciliation nationale approuvée par voie référendaire en septembre 2005.




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