Algérie - Pêche


UN SCHEMA NATIONAL A L’ETUDE, Du nouveau pour la pêche



Le secteur de la pêche disposera avant la fin de l’année prochaine d’un schéma national d’aménagement et de gestion des ressources halieutiques. Baptisé «Algérie 2025», le schéma sera présenté au gouvernement en décembre 2006.

Le schéma, dont l’étude sera lancée prochainement, est le «premier du genre depuis l’indépendance», a souligné le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, M. Smaïl Mimoun, en visite à Oran hier où il a présidé le séminaire régional autour du thème du schéma directeur de développement des activités de la pêche et de l’aquaculture.

Dans son intervention, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques a affirmé que le schéma en question apportera au secteur une nouvelle dynamique, à travers notamment une exploitation rationnelle des ressources halieutiques et la préservation de la diversité biologique. L’objectif de ce séminaire auquel étaient présents des intervenants venus de 7 wilayas de l’Ouest, tend à instaurer une dynamique de consultation intersectorielle impliquant les secteurs de l’aquaculture, des ressources en eau, des transports et des travaux publics entre autres.

La synergie qui devra en résulter permettra d’aboutir à «une composante sectorielle macro-économique», a souligné le ministre. Le séminaire s’inscrit également dans le cadre du processus d’intégration économique à long terme. Un processus qui trouve son ancrage juridique dans la loi 01-20 sur l’aménagement et le développement durable du territoire, notamment dans son article 05 relatif à la pêche. «Toute cette entreprise économique et tout cet édifice institutionnel ne peuvent être concrétisés de manière efficiente sans recourir à une confrontation saine, constructive et concourante avec les différents acteurs politiques et administratifs et en complémentarité avec les programmes de développement sectoriels», a ajouté M. Mimoun. Concernant l’évaluation des ressources halieutiques en Algérie, M. Mimoun a affirmé qu’une étude algéro-espagnole a permis d’élaborer une carte qui définit avec précision les zones poissonneuses et espèces qui existent dans nos eaux territoriales. Les ressources halieutiques qui peuvent être pêchées annuellement en Algérie sont ainsi estimées à 200.000 tonnes. A fin 2004, la production nationale n’a pas dépassé les 137.000 tonnes.

Dans le volet de l’aquaculture, le ministre a souligné l’importance de cette activité naissante en tant que soutien indispensable à la pêche maritime en Algérie. Même les organisations internationales recommandent le développement de cette activité car, a-t-il souligné, elle donne aux ressources qui sont dans le milieu naturel le temps de se régénérer.         C’est ce qui a poussé l’UE, a-t-il ajouté, à diminuer de près de 40% sa flottille consacrée à la pêche. Le ministre donnera l’exemple de la France, un pays méditerranéen qui réalise annuellement un chiffre d’affaires d’un demi-milliard d’euros, uniquement grâce à l’aquaculture.

Une étude qui a été réalisée par un bureau d’études allemand a permis d’identifier 286 sites propices à l’aquaculture. Avec une enveloppe de 12 milliards de dinars consacrés au secteur dans le cadre du plan quinquennal de soutien à la croissance économique, des efforts seront ainsi orientés vers la création de zones d’activités aquacoles, en développant l’élevage des poisons d’eau douce dans les lacs, les barrages et autres retenues colinaires ainsi que l’aquaculture dite de mer ouverte.

La création de pôles économiques maritimes figure également parmi les orientations du secteur à travers la mise en place de structures à terre qui seront à vocation industrielle (chantiers navales), de production (chambres froides) ou mixte.





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