Tlemcen, le quotidien d'un appelé en Algérie en 1961


Tlemcen, le quotidien d'un appelé en Algérie en 1961
Claude-René Souquet gère le courrier du lieutenant-colonel.

Le quatrième livre de Claude-René Souquet, «Tlemcen, journal d'un appelé en Algérie», est une œuvre à la fois autobiographique et une fiction. L'histoire se déroule pendant la période trouble et agitée qui signait la fin de vie de l'Algérie française. Claude-René Souquet a servi douze mois en Algérie, pendant la guerre, en tant qu'appelé, de février 1961 à février 1962 ; il était affecté dans les transmissions. Son livre relate des faits vécus où s'entremêlent des événements fictionnels enrichissant un quotidien souvent peu romanesque, dans ce contexte de tension dramatique imposée par les événements historiques : putsch des généraux, attentats OAS, FLN, les discours du général de Gaulle. Les appelés subissaient et réagissaient à tous ces événements, auxquels ils participaient ou qu'ils suivaient sur leurs postes de radio transistors. Il y a du vécu dans le livre, des anecdotes, comme celle où l'auteur raconte qu'il a perdu sa bague de jeune marié dans les sables de la plage de Beni-Saf. Parfois, pendant le couvre-feu, Claude-René partait patrouiller à vélo avec d'autres soldats. Un jour, à l'aube, ils ont aperçu une file d'ombres, des hommes en treillis arrivaient en file indienne vers eux. Claude-René et ses compagnons ont armé leur fusil, la peur au ventre, mais heureusement ils ont réussi à garder leur sang-froid et ne pas tirer ; il s'agissait en fait de soldats français appartenant au régiment d'infanterie de marine. Passionné d'histoire, cet ancien enseignant à la retraite s'imprègne de faits d'actualité où il puise son inspiration d'écrivain.

Ce quatrième roman est le plus intimiste, Claude-René Souquet en est d'ailleurs un des acteurs. il l'a écrit avec ce besoin de transmettre une page d'histoire qu'il a vécue en tant qu'appelé, arraché à sa famille et à sa jeune épouse, qui l'a toujours soutenu. Le 15 février 1962, il rentrait en France, sa femme l'attendait à la gare de Toulouse ; neuf mois plus tard, jour pour jour, leur fils naissait.



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