Tizi-Ouzou - Revue de Presse


Tizi Ouzou

La police investit le quartier CNEP Après des mois de laisser-aller, les autorités locales ont décidé d?agir pour mettre fin aux agissements d?un groupe de jeunes qui faisait la loi au quartier CNEP de la ville de Tizi Ouzou. Se prévalant d?une « légitimité d?émeutes », ces jeunes ont voulu faire main basse sur un bien public, un ancien cinéma, pour le transformer en locaux commerciaux. Avant cela, ils ont saccagé le siège de l?APC à plusieurs reprises, pour empêcher la procédure de destitution de l?ancien maire qui, semble-t-il, les a autorisés à squatter l?ex-cinéma. Durant les derniers jours de Ramadhan, ils ont déclenché des émeutes aux abords de leur quartier et bloqué le boulevard Amirouche, où se trouve l?ex-cinéma démoli à moitié. Il a fallu l?intervention des CRS pour rétablir l?ordre, sans toutefois libérer le boulevard Amirouche, resté plusieurs jours bloqué par des amas de gravats et de barricades. Avant-hier, jeudi, des dizaines de CRS ont quadrillé le quartier pour remettre de l?ordre et les travailleurs de la commune ont procédé à l?enlèvement des gravats et autres détritus encombrant la rue. Cette opération dirigée par le chef de la daïra de Tizi Ouzou s?est déroulée sans incident. Nous avons appris par la suite que les deux personnes qui dirigent ce groupe sont « en fuite ». Des mandats d?arrêt ont été délivrés à leur encontre sur la base de plus d?une dizaine de plaintes. Ils sont recherchés pour trouble à l?ordre public, destruction de biens publics et d?autrui, menace et outrage à corps constitués, saccage du siège de l?APC, menace envers tous ceux qui osaient les contredire. Dernièrement, ils ont proféré des menaces de mort à l?encontre d?un journaliste. Ceci n?est qu?une partie des griefs retenus contre ce groupe de jeunes, des mineurs pour la plupart, qui a transformé le quartier CNEP en territoire libéré. Il faut dire aussi que la gestion « en douceur » par les autorités locales, par crainte de déclencher des troubles dans une ville qui a vécu près de trois ans d?émeutes, a fait croire à ces jeunes qu?ils avaient tous les droits. Cette manière d?agir faisait dire à de nombreux citoyens que ce groupe était quelque part protégé. Jeudi, en voyant le déploiement des CRS, des habitants, des commerçants du quartier et de nombreux citoyens ont exprimé leur soulagement.

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