Tipaza - Revue de Presse


Tipaza

L?impuissance contre le commerce Les complicités sont multiples et l?informel s?épanouit dans la wilaya de Tipaza. La direction de la concurrence et des prix (DCP) avait adressé au procureur du tribunal de Koléa, par envoi référencé n° 1731, le procès-verbal de la brigade mixte de la wilaya de Tipaza. Celle-ci se compose des éléments des impôts, du commerce et de la douane. C?est une affaire de fausse facturation pour un montant qui avoisine les 17 milliards de centimes (169 736 851,35DA). L?inculpé, Amine Z. M., n?a même pas jugé utile de se présenter au tribunal. Il avait signé une procuration pour donner les pleins pouvoirs à Laïd B. de Koléa, afin d?effectuer toutes les transactions commerciales et financières. Laïd B. a constitué une énorme fortune et avait tissé des liens afin d?échapper aux « agacements » des administrations censées appliquer les lois de la République. Lors de la première audience, en dépit de la gravité des faits constatés par la brigade mixte de la wilaya de Tipaza, en l?absence de l?inculpé, le nommé Z. M. A. a écopé d?une amende 2000 DA, selon le jugement pénal n° 742/2000. La DCP, qui avait déposé plainte, n?a pas assisté à l?audience. Interrogé par nos soins, un responsable au sein de cette administration a reconnu le délit, mais nous a répondu « Le tribunal ne nous a pas saisis : pour assister à l?audience. » L?ironie du sort, c?est que le condamné Z. M. A. a fait appel devant le tribunal, à la suite de ce verdict, une amende de 2000 DA. Les représentants de l?Etat qui avaient déposé plainte pour mettre en branle la machine judiciaire ont brillé par leur silence et leur absence. Le tribunal de Koléa prononce le verdict dans le second jugement référencé 2022/2000 et relaxe A.Z. M. . Cette incohérence dans la gestion de la lutte contre le commerce informel et l?impuissance des représentants locaux des administrations du commerce et des impôts suscitent beaucoup d?interrogations. En guise de réponse, chaque administration se contente d?exhiber les documents expédiés, sans aucun suivi de leur part. Les exemples sont nombreux, tandis qu?une caste d?individus profite de ce climat pour le blanchiment de cet argent acquis grâce à la loi du silence qui règne dans ce territoire et cette opacité qui a caractérisé la gestion locale des affaires publiques, au détriment de l?intérêt du pays. Baisse du niveau du barrage de Boukourdane Il n?est pas question de distribuer de l?eau à partir du barrage à titre gratuit parce que l?Etat a investi des milliards pour réaliser cet ouvrage. Cette ressource doit être gérée afin de rentabiliser l?effort de l?Etat », a déclaré l?ex-ministre des Ressources en eau, Selim Saâdi, lors de sa visite d?inspection effectuée au niveau du site du barrage de Boukourdane. L?Agence nationale des barrages (ANB) effectue des lâchers, notamment durant les saisons de sécheresse. L?expérience a démontré que ces lâchers d?eau ont permis aux nappes phréatiques de la zone de Bakoura de se reconstituer. Dans le passé, ces nappes phréatiques assuraient l?alimen- tation en eau potable de localités côtières, telles que Nador, Tipaza et Cherchell. Les autorités locales, conscientes des conséquences, constatent avec impuissance la régression du niveau de l?eau du barrage de Boukourdane. L?ex- wali de Tipaza a ordonné la continuité des lâchers d?eau au profit d?une poignée de fellahs afin de leur permettre de bénéficier d?un apport suffisant pour irriguer leurs exploitations agricoles. L?ex-wali a donc fait fi des recommandations du membre du gouvernement et a cédé à la demande de cette poignée d?agriculteurs qui ont bénéficié également des avantages du FNDRA. Au moment où l?Etat se mobilise pour une gestion rationnelle et efficace de l?eau, quelque part dans la wilaya de Tipaza, de surcroît au barrage de Boukourdane, on donne de l?eau aux agriculteurs pour fructifier leurs productions. Cette chance n?a pas souri aux autres fellahs de la wilaya de Tipaza notamment ceux qui se trouvent au sud de Menaceur, de Sidi Simiane, de Damous et de Beni Mileuk. « Certes, c?est une aberration, nous confie un responsable local, mais que voulez-vous faire devant une instruction de l?ex-wali de Tipaza ? Mais je tiens à vous rassurer que l?ANB fermera les vannes de nouveau, à la date convenue et vous ne verrez plus l?eau ruisseler à l?avenir », conclut-il. En matière de gestion de l?eau, la situation n?est pas aussi claire qu?on peut l?imaginer. Ce qui explique cette anarchie et ces gaspillages. Le projet de l?irrigation du périmètre de la Mitidja Ouest qui avait coûté plusieurs centaines de milliards de centimes demeure à l?arrêt, en dépit des efforts de l?AGID. Des citoyens n?arrivent pas à comprendre cette situation, car au niveau des marchés, malgré la gratuité de l?eau et les avantages du FNRAD, les prix des légumes en particulier ne sont pas revus à la baisse. L?irrigation à l?aide de citernes coûte de l?argent et ne constitue pas la meilleure solution pour ces agriculteurs implantés en aval du barrage de Boukourdane. Un ouvrage du secteur de l?hydraulique qui alimente également le partie ouest de la wilaya d?Alger.
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