Tipaza - Pêche


Tipaza, Khaber Kamel, fermier aquacole se prépare pour le féstival d’Antibes



Khaber Kamel découvre ses capacités dans l’audiovisuel. Initialement, c’est un investisseur dans le secteur de la pêche. Côtoyer les fonds marins à la suite de ses multiples plongées sous-marines, nécessite beaucoup d’efforts. Cet homme de la mer n’est autre que le patron de la ferme aquacole qui se situe à l’est de la localité côtière de Aïn Tagouraït, dans la wilaya de Tipaza.

Il vend des moules à 200 DA le kilogramme. Pour ceux qui désirent les déguster ou bien manger une paella à 600 DA, il suffit de faire un crocher à la ferme aquacole. Le cordon bleu est venu d’Espagne. Il ne quitte pas la cuisine avant de satisfaire les goûts des familles qui se rendent dans ce bout d’espace intime et « clean » du littoral de la wilaya de Tipaza, pour s’inviter par la suite durant un court instant, avec les clients et leur expliquer les astuces de la préparation de leur menu. Les moules sont élevées au large de la ferme aquacole, à environ 400 m. « Elles ne souffrent aucune pollution », nous rassure Kamel. Notre interlocuteur se prépare pour participer à un concours qui doit se dérouler à Antibes (France) le mois de septembre prochain. Après avoir été sollicité par le département ministériel de Chérif Rahmani pour la réalisation des documentaires sur l’état des lieux de la faune et de la flore marines, Kamel Khaber avait produit grâce à sa caméra et à ses équipements informatiques trois cassettes vidéo pour le programme d’aménagement côtier algérien (PACA). « Aire marine du Chenoua », « Marais de Réghaïa et île Aguelli », « Plan d’action stratégique pour la conservation de la biodiversité marine », tels sont les thèmes des trois documentaires créés par le futur ostréiculteur, de surcroît qui n’ont rien à envier aux documentaires diffusés par les chaînes étrangères. Le visionnage du documentaire relatif au fond marin du Chenoua révèle toute la richesse d’un univers aux multiples couleurs, d’une part, et les espèces de la faune et de la flore qui peuplent la face immergée du mont du Chenoua, d’autre part. Hélas, cet environnement subit plusieurs formes d’agression de la part des hommes. Avant de plonger dans l’eau, « le cinéaste » a fait balader sa caméra sur les falaises successives pour décrire la beauté du site et cette complicité qui dure depuis des millénaires entre la mer et le mont du Chenoua. Kamel a pu voyager jusqu’à 33 m de profondeur pour révéler l’intimité qui caractérise la vie au fond de cette mer. Kamel compte participer au concours d’Antibes, en proposant un film de grande qualité, afin de pouvoir faire découvrir « les coins bleus de l’Algérie ». Il a repéré les sites, dont certains demeurent méconnus. « Sincèrement, si je m’étais engagé dans le secteur de l’audiovisuel auparavant, nous confie-t-il, je n’aurais jamais dû m’aventurer dans cet investissement lourd de l’aquaculture, d’autant plus que chacun veut détruire l’investisseur àsa manière. » L’élevage des moules n’est pas une mince affaire. Il faut aimer le métier et être pourvu de nerfs d’acier, pour pouvoir supporter tous les aléas. Les perspectives sont bonnes. Néanmoins, il faut être patient pour rentabiliser l’investissement. L’Etat a participé au montage financier avec 8 millions de dinars sur un projet dont la valeur dépasse 40 millions de dinars.






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