Blida - Revue de Presse


Spécial été



Blida littérature très « net » Les Causeries du jeudi de la librairie Mauguin de Blida ont eu à parcourir les pérégrinations d?un personnage dans un monde virtuel si proche de la réalité vécue ces dernières années par des millions de jeunes Algériens et toujours en vigueur même si l?auteur, Djamel Mati, ingénieur de son état, laisse découvrir à la fin une note d?espoir, celle de « beaux jours-qui-vont revenir... la traversée de ce désert finira bien un jour ». Quarante-sept chapitres titrés sont contenus dans les 191 pages du livre qui se lit d?un trait et portant comme sous-titre de l?ensemble Les élucubrations d?un esprit tourmenté. L?assistance, caressée dans le sens du poil avec ce constat s?échelonnant sur les quelque deux cents pages, lira et se retrouvera dans cette description d?un vécu commun à la majorité et qui, dans sa redondance, donne à douter de sa vraisemblance. Le premier d?une trilogie « Dans une vie, il y a des vécus tellement anachroniques qu?on finit toujours par se demander s?ils ont réellement existé et des virtuels qui nous paraissent tellement évidents qu?on finit par croire en leur existence... », écrira Djamel Mati dans sa présentation du roman qui se veut le premier d?une trilogie « fantasmagorique ou... tout juste, une simple fiction du réel ». Livre de vacances pour jeunes et moins jeunes en mal d?évasion ou de relecture de leur existence, la scène aura comme lieu un point- le B114- situé dans le grand désert algérien, entre Bordj Badji Mokhtar et Reggane : deux lieux chargés d?histoire et où tous les résignés du pays vont occuper un espace et ... rêver à l?ombre du chanvre indien qui va les brancher, les connecter à un ailleurs où, contrairement à ce qui est attendu comme délices et joies, les brimades seront de mise, les cauchemars vivaces pour ces loques louant un espace, des « loques-à-terre » qui pourront nouer un maigre espoir de retour. L?avant-dernier chapitre sera intitulé Au loin, une lumière signifiant une fin heureuse en attendant Aigre-doux, second roman et On dirait le Sud, dernier roman de la trilogie de Djamel Mati. Les Causeries du jeudi animent ainsi le printemps et l?été dans un espace, la librairie Mauguin, qui commence véritablement à devenir trop exiguë mais toujours très accueillante.




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