Adrar - Revue de Presse


Sous la chaleur des chemins de vacances



Les routards aoûtiens En cette haute saison estivale, où le mercure ne cesse de grimper en reléguant à la dernière extrémité les 37° même le matin, il est des itinéraires, non pas aériens et non plus maritimes, mais plutôt terriens et terrestres, nous renseignant sur les réflexes des usagers et autres passagers partis sur la route des vacances, des voyages, des convoyages ou encore des ramassages mercantiles et humains des taxis collectifs. Ce sont les aoûtiens du bitume, emboîtant le pas aux juilletistes au ciel et au soleil plus cléments, entrant dans les grandes chaleurs. Entre le macadam m?lleux, gommeux et crissant la « brûlure » pneumatique, au film à l?effet « mirage hydrique » et non pas celui d?un Road Movie sudiste ou encore texan, et un soleil qui donne, tape et colle très fort, le long de cette langueur et (longueur) de kilomètres avalés des routes nationales, départementales ou vicinales, l?on est à la recherche de quelques « zones d?ombre » et d?ombrages ou d?une éventuelle fraîcheur désaltérante au fond d?une capsule de soda ou d?une bouteille d?eau minérale, pour les vernis et les nantis et du « château de la pompe d?H20 plate » pour les petites gens de l?Algérie d?en-bas. Sous le soleil triplement plombé, les véhicules dans un chassé-croisé incessant passent devant de véritables tranches de vie diurnes. A plus de 230 km au sud d?Alger, à quelques encablures de Boukadir, aucun relais digne de ce nom (faisant office d?aire de repos) ne se profile à l?horizon.Une trotte d?une seule traite forcée n?est pas une sinécure ! Et les personnes âgées, les enfants, les insolations et autres sanitaires ? Que des instantanés itinérants, commerçants et étouffants. de jeunes vendeurs de figues de barbarie sont légion. Ils se jouxtent, se succèdent et se rassemblent sous une hutte de roseau de fortune...Du pot. Ces baraques sont de vraies bornes « comestibles » incitant les passagers des véhicules à s?arrêter, donc à prendre le temps de respirer... l?air chaud bouillant, de discuter, de tâter.Et évaluer le melon dans un échange marchandé. Cette activité saisonnière est la seule occupation hypothétiquement « rentable », le temps d?un été pourri, pour ces jeunes grossissant la courbe vertigineuse, galopante et dramatique du chômage à la puissance exponentielle. Faute d?ordinaires vacances, des enfants cherchent leur bonheur aquatique et ludique où ils le trouvent. Tannés par la surexposition au soleil, ils rivalisent de plongeons en piquant une tête dans un canal surélevé d?irrigation. Et ce, sous le regard indifférent d?un couple sexagénaire, pique-niquant à l?ombre d?un arbre, un parasol naturel. Un repas frugal : pain, olives et limonade. Toujours point de relais. A Oued R?hiou, se sont les restaurants de son avenue passante qui prennent le relais. Des effluves, un relais tant recherché ! C?est une oasis écrasée par une température accablante. C?est le relais de Sidi Khettab. Un îlot urbain en rase campagne. Des centaines de camions (semi-remorques, engins frigorifiques...), des voitures et autres taxis exhibant des matricules provenant de Tébessa, Sétif, Adrar, Annaba, Biskra... Et puis une concentration humainement numérique. Un serveur de café nous apprendra que le relais de Sidi Khettab est un marché hebdomadaire, les samedi et dimanche, où tout se vend : tissu, friperies, ustensiles de cuisine, les vêtements « made in », pièces de rechange pour automobiles... Aussi, la halte est inévitable. Ici, un grand restaurant, là un taxiphone, là-bas une mosquée ou à côté un vulcanisateur... Bref, toutes les commodités. Cependant, ce qui captive votre attention, c?est ce parking géant nous rappelant les « trucks » (gros camions) américains. Les routiers et les routards sont sympas, ici, mais ils ne se parlent pas. La chaleur est épidermique ! Mais ce qui est sûr, c?est que la « baraka » (pas la cabane) de Sidi Khettab protège ce relais !




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