Soirées musicales du casif (Sidi Fredj) à l’ouest d’Alger, Aux bonnes senteurs musicales de Raïna Raï



Vendredi dernier, le Casif a offert sa scène au groupe phare des années 1980, à savoir Raïna Raï et son maître guitariste Lotfi Attar. Le concert, organisé par l’office national de la culture et de l’information (ONCI), a débuté avec un peu de retard, et les présents ne s’en sont même pas aperçus, tant l’événement était très attendu.

22h 30, Attar « le parfumeur » fit son entrée pour embaumer l’enceinte du Casif de senteurs musicales qui lui sont propres. D’emblée, l’emblématique guitariste fait vibrer la scène alors que ses fans, jeunes et moins jeunes, toutes catégories confondues, étaient nombreux pour apprécier cette bonne musique algérienne que Raïna Raï a toujours affectionnée. L’enfant prodige de Sidi Bel Abbès, accompagné de ses musiciens, semble, au détour de cette soirée, retrouver ses doigts de vingt ans en jouant les premières notes de Zghaïda et de Taïla, donnant ainsi la chair de poule à l’assistance. Une assistance qui ne pouvait se retenir face aux déhanchements, à la voix et au karkabou d’El Hachemi, digne remplaçant d’El Arbi Dida, avec un jeu de scène très personnel mais dans l’esprit Dida. Lotfi Attar choisira ce moment pour se lancer dans un morceau de blues. Tenant sa guitare à la façon de Mark Knopfler et baladant ses doigts sur le manche un peu comme Joe Cocker, il fera goûter au public un solo dont lui seul connaît le secret. La nostalgie envahit Sidi Fredj lorsque Attar interpréta une chanson datant de 1962. Petit caprice qu’il offre à une génération qui s’est reconnue dans ce morceau. Attar se reprend pour revenir aux temps présents puis revenir au raï de sa ville natale, mais n’omettra pas de gratifier son public de quelques touches classiques, soit un raï revu et corrigé par ses soins dans un style qu’on ne trouve que chez Lotfi Attar car entre ses seules mains la guitare se prête volontiers à ses vœux. Le groupe a tenu son public en haleine jusqu’à la fin du concert où il remercia ses fans en interprétant le plus grand succès du groupe ya ez zina, durant lequel les senteurs de la nostalgie reprennent le dessus. Un tube cher à Lotfi qui ne pourra s’empêcher de rejouer par deux fois son « éternel » solo qui reste très apprécié malgré le poids des années. La musique à travers les âges n’a point de vieillesse, dit-on. Avant de quitter la scène, fidèle à la modestie qui est la sienne, le pilier du groupe accorde une petite séance photo puis s’éclipse, laissant derrière lui des sonorités et un style unique qui résonnent encore longtemps dans le cœur des fans. Le Casif venait de vivre une soirée qui en appelle d’autres, tant le succès du groupe a été longtemps ovationné par le public.






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