Tamanrasset



Sit-in de protestation des jeunes de Tidikelt



Il est pour beaucoup dans les accidents routiers enregistrés dans la région."Halte à la hogra, halte à la marginalisation, responsables de la honte", "Pas de développement sans infrastructures de base", "La route est un droit, pas un privilège", "Vous, responsables, êtes la honte de cette région". Ce sont entre autres les slogans scandés par des jeunes de Tidikelt lors des deux sit-in de protestation organisés mardi, à la place Essoumoud et devant le siège de la wilaya déléguée d'In Salah, pour protester contre l'état dégradé de la route reliant In Salah à Tamanrasset.
Les manifestants ont tiré à boulets rouges sur l'ensemble des intervenants dans la réhabilitation de cette route qui, laxisme des autorités locales aidant, est pour beaucoup dans les accidents et les drames routiers enregistrés dans la région. Cependant, le dernier accident de la circulation survenu sur la RN1, entre In Salah et Arak (400 km au nord de Tamanrasset), qui avait, rappelons-le, coûté la vie à un député à l'APN, a été la goutte qui fait déborder le vase.
En effet, la disparition tragique du parlementaire Moulay Ahmed Belouafi a fourni le combustible nécessaire pour enflammer les réseaux sociaux et susciter colère et indignation des activistes de la société civile qui appellent à une imposante action de protestation pour tirer la sonnette d'alarme sur les drames routiers enregistrés presque quotidiennement à cause de la dégradation avancée de plusieurs tronçons de la transsaharienne, notamment El-Menéa-In Salah sur 400 km, In Salah - Tamanrasset (700 km) et Tamanrasset-In Guezzam (400 km).
Ce rassemblement devant réunir toutes les associations actives dans cette wilaya du grand Sud et les fervents défenseurs des droits de l'homme devrait avoir lieu samedi à la sortie nord de la ville de Tamanrasset, non loin du camping de l'association des amis de l'Ahaggar, a-t-on appris de certains activistes qui semblent être plus que déterminés à en finir avec l'amateurisme des entreprises engagées par la wilaya ainsi qu'avec le bricolage qui est devenu une marque déposée des sociétés nationales retenues depuis deux ans déjà pour la réhabilitation des tronçons dégradés.
Il faut signaler que le projet, pour lequel des sommes astronomiques ont été allouées, traîne encore malgré les cris de détresse des usagers, notamment des transporteurs de marchandises et de voyageurs, qui font quotidiennement les frais de la nonchalance des autorités et leur indifférence quasi totale quant aux innombrables vies fauchées par cette route dite "de la mort".
Le rassemblement sera donc une occasion pour décider des actions à entreprendre en vue d'en finir avec les entreprises défaillantes à même de situer les responsabilités dans les hécatombes enregistrées. Nul besoin d'avoir des chiffres pour se rendre compte de la gravité de la situation qui devient un véritable casse-tête pour les autorités locales et pour l'ensemble des ministres qui se sont succédé à la tête du secteur des travaux publics et des transports.

RABAH KARÈCHE




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