Sétif - Revue de Presse


Sétif

Recrudescence de l?insécurité La capitale des Hauts-Plateaux n?est plus cette cité paisible où il fait bon vivre. La dégradation du cadre de vie et la prolifération des maux sociaux portent un sacré coup à l?antique Sitifis gangrenée par le banditisme qui met à mal la quiétude du citoyen ne se sentant plus en sécurité. Pour un oui ou pour non, ce dernier est agressé. La chaussée du centre-ville ou de la périphérie est désormais sous le joug de jeunes dés?uvrés faisant « fonction de gardiens du temple ». Armés de gourdins et de barres de fer, ces vigiles ne laissent aucun choix aux automobilistes qui doivent casquer entre 20 et 50 DA, les « droits » de stationnement. Une bonne correction ou la détérioration du véhicule sont la rançon à payer par tout récalcitrant. Ce phénomène n?offusque ni les gestionnaires de la ville ni les indifférents citoyens qui laissent faire braqueurs et cambrioleurs.« Jeudi dernier, des voyous qui ne sont pas tombés sur le radiocassette recherché, n?ont rien trouvé de mieux que saccager mon véhicule qui était pourtant stationné en plein centre-ville, à une dizaine de mètres de la poste, située en face du siège de la wilaya », nous confie Mlle Leïla B. Le vol des portables a atteint un seuil alarmant. Mme Loubna M., une habituée des transports en commun, a été contrainte de céder son téléphone sous la menace : « La semaine dernière, j?ai failli mourir à cause de mon portable. Pour me le subtiliser, un jeune d?une vingtaine d?années m?a mis le couteau sous la gorge. Cette scène s?est produite dans un bus mais personne n?est venu à mon secours. » Sous l?effet des psychotropes, les délinquants activent en bande groupée ciblant les femmes qu?ils délestent de leur chaîne avec une facilité déconcertante. Les alentours des établissements scolaires sont infestés par des oisifs. Les élèves du secondaire notamment souffrent le martyre à cause du diktat imposé par ces « dealers ». Devant la recrudescence de la violence, les citoyens craignent le pire. Le redéploiement des forces de l?ordre s?impose.
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