Sétif, Festival de Baâlbeck à Djemila, Raïna Raï donne son avis…



La soirée de samedi était la quatrième du Festival de Baâlbeck à Djemila. Hommage et soutien aux peuples meurtris de Palestine et du Liban.La jeunesse de la région squattait les alentours et se plaignait de ne pouvoir assister à ce spectacle qui se tenait chez elle. « Le festival a lieu chez nous et nous ne pouvons même pas y assister.

Le prix du billet est trop cher. Nous sommes, en majorité, chômeurs et nous ne pouvons payer 500 DA pour un spectacle. Cela devrait être pris en considération. Nous souffrons avec nos frères du Liban et de Palestine et nous les soutenons de tout notre cœur. Le prix du billet devrait être revu à la baisse. On dit que certains artistes ont reçu des cachets énormes. Est-ce cela la solidarité ? », lancent quelques jeunes qui attendent une occasion pour fausser compagnie aux gendarmes et pénétrer sur le site. Après les sempiternelles ballades du groupe Raïna Rai — qui semble s’être arrêté là dans la musique — Masralna hakda, Ya zina n’ont pas réussi à réveiller le public, jeune en majorité une prestation de Fouad Ouamane, qui après une chanson sur et en soutien avec le Liban, s’est lancé dans les reprises des chouyoukh Blaoui El Houari (Fet eli fet), Guerrouabi (El Barreh) et une de Abdelhalim Hafedh laissant le public de glace l’arrivée de Arras a mis le feu aux poudres. Dès son entrée sur scène, dressée pour la circonstance sur le parvis du temple de Sévère, il réveille le public et le fait danser, même les vieilles dames se mettent de la partie. La face joviale, une écharpe aux couleurs libanaises et algériennes, il a bien secoué une jeunesse avide de défoulement. Les titres, peu nombreux qu’il a chantés, étaient repris à l’unisson par le public. Une ambiance d’enfer régnait, le public s’en donnait à cœur joie. La même ambiance était de la partie pour la suite de la soirée, à l’entrée de cheb Abbès. Le raïman baraqué a pris le relais de Arras et a enflammé à son tour la foule qui n’a pas cessé d’affluer toute la soirée. L’esplanade du temple s’est transformée en la circonstance en une piste de danse pour une jeunesse débridée et frustrée. Le raïman se chargera de terminer la soirée au rythme effréné de ses chansons. Il a réussi à combler le vide laissé dans la programmation initiale par la défection de Rabah Asma et Houari Dauphin qui ont fait faux bond au public. Selon l’attachée de presse du festival, Rabah Asma est prévu pour la soirée du dimanche, alors que Houari Dauphin n’a jamais fait partie des artistes pressentis pour le festival. Son inscription a été faite par la direction de la culture de Sétif qui n’a pas jugé utile de rectifier l’information. A l’exception de Raïna Raï, les chanteurs étaient accompagnés par l’orchestre de Djamel Bafdel. Dans les coulisses, il y a eu différents points de presse avec les artistes présents qui ont montré leur révolte contre les crimes commis par les Israéliens envers les peuples palestinien et libanais, et leur soutien total, en tant qu’artistes à ces deux pays martyrisés par l’hégémonie sioniste et américaine. Fouad Ouamane prépare une chanson collective en hommage à ces peuples, le texte est prêt et les contacts en cours avec différents artistes. Pour la soirée du dimanche, sont prévus les artistes Aïssaoua, Massinissa, Baroudi Benkhedda, Rabah Asma et la diva du raï Zahouania qui vont certainement hausser le ton et donner une autre dimension au festival qui entame la deuxième phase en… roue libre.




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