Sétif, Clôture du Festival de Baâlbek à Djemila. Allô Beyrouth, mon amour !



La soirée du vendredi a vu la clôture de la deuxième édition du Festival de Djemila. Dédié cette année à la solidarité avec les peuples libanais et palestinien, il a réuni de grands noms de la chanson et des arts arabes tels Fella Ababsa, Lotfi Bouchenak, Billal, Noudjoum Assawra, Fouad Ouaman, Raïna Raï, Arras, Rabah Asma, Aïssaoua, Zahouania, le king Khaled, Assi El Hillani, la divine Diana Haddad, les monuments Aït Menguellet et Marcel Khalifa (qui a malheureusement été mal reçu et humilié).

Le Festival de solidarité, parrainé par le président de la République et organisé par le ministère de la Culture, a été, selon ses organisateurs, une réussite totale. Seulement, beaucoup d’erreurs, de carences et de maladresses ont entaché le bon déroulement de ce festival. Il serait nécessaire de revoir beaucoup de choses lors de l’organisation de la troisième édition de ce festival qui tend à prendre une envergure internationale et qui risque de donner la grosse tête aux organisateurs. Des carences dans le service de sécurité, dans le volet technique et logistique ont été signalées. L’organisateur de l’année prochaine devra y faire attention. L’ultime soirée a été rehaussée par la présence de la ministre de la Culture et des invités de marque, tels l’actrice de théâtre libanaise Nidal El Achker, du rappeur algérien Lotfi Double Kanon, ainsi que des autorités locales. Un public nombreux, plus nombreux qu’à toutes les autres soirées a profité du récital du chanteur irakien Kadem Essaher. A l’arrivée de la ministre et de la nombreuse délégation qui l’accompagnait, vers 22h 30, la soirée retransmise en direct à la télévision algérienne débute. D’abord, dans son discours, le secrétaire général de la wilaya de Sétif remercie ceux qui ont participé par leurs efforts à la réussite du festival, il invite aussi l’assistance présente à la troisième édition qui sera meilleure. Suit une allocution de l’actrice libanaise Nidal El Achker, qui glorifie et rend hommage à la résistance libanaise du Sud. Elle a aussi tenu à remercier les Algériens pour leur aide et soutien au Liban dans ces moments difficiles. Elle a lu aussi, pour le plaisir de l’assistance, un poème de l’immense Mahmoud Darwich Ayouha El Maroune (vous qui passez) qui fustige l’hégémonie et la barbarie des Israéliens. Un porte-parole de l’ONCI, l’office chargé de l’organisation du Festival, a ensuite lu le bilan du festival et l’a présenté à la ministre. Cette dernière prend à son tour la parole et glorifie la victoire des Libanais qui n’a pu se réaliser que grâce à la résistance du Sud et à l’union du peuple du Liban. Elle a aussi parlé de la libération inéluctable de la Palestine, la plus grande plaie arabe. La gratitude a aussi été exprimée au président de la République, parrain de la manifestation et combattant de la première heure contre le colonialisme français. Tous ceux qui ont participé à la réussite du festival ont eu droit aux remerciements de tous. Le tour de chant commence à 23h 30, le public se lève pour applaudir l’artiste. Une chanson martiale, suivie d’une autre Allahou Akbar entamera le récital. L’artiste saluera tour à tour la Palestine, son pays, occupée par les Américains, l’Irak et surtout le Liban. Des vœux de stabilité et de paix dans les pays arabes sont émis, un salut à la résistance et au peuple libanais s’impose. Puis la joie prend sa place dans le spectacle, il chante selon les désirs des spectateurs différents titres, un titre inédit est demandé Hal Nssit El ahd dont il ne connaît pas encore les paroles. Le public ne se retient plus, ça danse dans tous les coins, jeunes et vieux, femmes et hommes, beaucoup de journalistes dansent en clamant les paroles des tubes du chanteur adulé. A un moment du récital, Kadhem s’arrête de chanter et demande à l’officier de gendarmerie et à la ministre de permettre aux gens de rejoindre les autres sur le site, ce qui s’est fait sans rechigner. Le tour de chant connaît un franc succès et des prouesses lyriques laissent les gens admiratifs. Même la ministre chantonne. Vers une 1h 30 et après une séance de remise de cadeaux et de titres de reconnaissances et un feu d’artifice magique, tout le monde rentre chez lui en pensant peut-être déjà à la troisième édition du Festival de Djemila.






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