Alger - Services Divers


Salles des fêtes : Les pouvoirs publics sévissent



Les pouvoirs publics sont décidés à assainir le secteur des salles des fêtes. Ainsi, plusieurs d’entre elles ont fait l’objet de décision de fermeture.

Ces décisions n’ont pas manqué de jeter le trouble parmi les propriétaires de ces salles de spectacles, domaine laissé longtemps en jachère avant que l’exécutif ne décide de la promulgation du décret exécutif n°05-207 paru le 4 juin 2005, fixant les conditions et modalités d’ouverture et d’exploitation des établissements de divertissements et de spectacles. La définition donnée par le décret, dans son article 5, aux salles des fêtes, considère comme des établissements de spectacle, cet espace public devant servir à l’organisation d’événements festifs tels que la célébration des mariages, les circoncisions et les anniversaires. Les propriétaires n’en ont ressenti les effets qu’une année plus tard, lorsqu’ils ont été destinataires de décisions les obligeant à se conformer aux dispositions de ce décret signé par le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia. Lequel, faut-il le rappeler, a été contraint de le remanier eu égard aux obligations qu’il contient quant aux horaires de fermeture et d’ouverture des établissements. Cela a irrité, en premier chef, les tenants des cybercafés, obligés de fermer à des heures fixes. Quelque 99 salles des fêtes ont été fermées par les services de la direction du commerce depuis l’entrée en vigueur de ce décret. La raison en est la non-détention de l’autorisation d’exploitation qui leur est délivrée par les services de la wilaya. La circonscription administrative qui en est la plus touchée est celle de Chéraga, où pas mois de 40 salles des fêtes ont été destinataires de mise en demeure. Des enquêtes, assure-t-on, sont toujours en cours pour les obliger à se conformer aux dispositions de la réglementation. Un délai de 45 jours leur est accordé pour s’y faire et lever ainsi les réserves. Se sentant pris au cou par cette loi, les tenants de ces établissements sont montés récemment au créneau. Ils ont mis sur pied un bureau affilié à l’UGCAA et ont porté leur revendication sur la scène publique. Le point nodal de leurs revendications reste l’impossibilité de se voir délivrer l’autorisation d’exploitation. Laquelle se perd, selon les gérants de ces salles des fêtes, dans les méandres de l’administration de wilaya. Après son dépôt auprès des services chargés de la réglementation de la wilaya, cette demande est transmise pour étude, entre autres, aux services de la santé, de la Protection civile, du commerce, de l’urbanisme qui inspectent l’établissement en question. « Cette situation met à mal nos commerces, lorsque l’on sait les demandes dont nous sommes destinataires tout au long de l’année. Cette situation nous a contraints à rembourser les clients qui ont fait leurs réservations », lâche un représentant des gérants en affirmant qu’ils activaient auparavant « avec le cahier des charges ». Les mesures récentes telles que l’enquête préalable dans un rayon de 500 m et l’accomplissement des demandes techniques et administratives ne peuvent être appliquées, atteste-t-il, qu’aux nouvelles demandes d’exploitation. La période de validité de deux années de l’autorisation d’exploitation est l’autre motif de colère. Aussi, les représentants des gérants des salles des fêtes sont partagés entre ceux qui demandent l’annulation pure et simple du décret et ceux qui exigent son remaniement ou du moins le respect de la règle de la non rétroactivité de la loi. D’aucuns parmi ceux qui ont visité ces salles des fêtes dépassant la centaine assurent qu’elles ne disposent pas des commodités nécessaires. Le geste des autorités publiques, quoique tardif, mettrait à coup sûr de l’ordre dans ce secteur.





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