Algérie - Chiffres


Retour sur l’importation de véhicules usagés



Quel avenir pour le marché de la voiture d’occasion en Algérie ? L’interdiction depuis fin septembre 2005 d’importer les véhicules de moins de trois ans et le renouvellement accéléré du parc automobile national ont fait baisser les prix des véhicules usagés.

Fini le temps où la voiture était revendue au même prix, sinon plus cher, après trois ou quatre ans d’utilisation.

Ces dernières années, les prix des voitures usagées ne cessent de baisser. Depuis une année, la baisse se compte en dizaine de millions pour les voitures de gamme moyenne comme les Renault Mégane, les Peugeot 307, les Golf de Volkswagen. Les voitures françaises sont fortement touchées par la baisse des prix sur le marché de l’occasion. Une Mégane de deux ans d’âge, en bon état, avec un faible kilométrage, se négocie aux alentours de 80 millions. La cote de la Clio n’est plus la même que celle d’il y trois ou quatre ans. Le prix d’une belle Clio récente avoisine les 60 millions. Les gens redoutent les entretiens coûteux que nécessitent certains nouveaux moteurs. Réputées robustes, les voitures allemandes ne sont pas épargnées par la baisse des prix, en comparaison avec les prix d’achat chez le concessionnaire. Par exemple, une Golf de trois ans d’âge peut se vendre aux alentours de 100 millions, alors que le prix d’une Golf neuve avoisine les 200 millions ! Les petites voitures sont moins touchées mais, là aussi, la baisse est importante par rapport au prix d’achat. Pour les grosses cylindrées, la baisse se négocie à partir de trente millions et plus, parce que, estiment les spécialistes du marché, la demande sur ce genre de voitures n’est pas importante. «Il y a une demande sur les petites cylindrées et les voitures dont les prix tournent autour de 40 millions et 60 millions. A partir de 100 millions, la demande n’est pas importante. A ce prix, les gens préfèrent acheter du neuf auprès des concessionnaires», explique un courtier.

L’érosion du pouvoir d’achat des couches moyennes et les efforts des concessionnaires automobiles pour se rapprocher des acheteurs et l’amélioration de leur service après-vente, le développement spectaculaire du crédit-véhicule, sont autant de facteurs qui poussent les acheteurs à préférer les voitures neuves. L’arrivée de nouveaux modèles et de nouvelles marques contribuent à l’abondance de l’offre des voitures neuves. Mais aussi, les risques du marché de l’occasion. Acheter une voiture d’occasion peut être une très mauvaise affaire avec l’absence de garantie et les problèmes liés aux trafics de papiers qui touchent surtout les grosses cylindrées. En plus, les prix peuvent être artificiellement gonflés par les courtiers qui cherchent à gagner beaucoup d’argent. «Le renouvellement accéléré du parc automobile va influer sur le marché de l’occasion dans les prochaines années. Ce marché va accueillir de nouveaux modèles, ce qui va faire baisser les prix des modèles les plus anciens», explique un banquier. L’interdiction d’importer des voitures de moins de trois ans et la baisse des prix des voitures usagées ne décourage pas les importateurs particuliers de voitures qui se sont tournés vers l’importation des voitures neuves. Ces nouveaux importateurs se spécialisent dans l’importation de nouveaux modèles sortis en Europe, mais pas encore disponibles auprès des concessionnaires algériens. Comme les nouvelles Clio, la nouvelle Mégane, qui roulent sur les routes algériennes depuis le début de l’année alors que Renault Algérie vient tout juste d’entamer leur commercialisation. Les importateurs profitent des offres promotionnelles en France pour acheter des voitures à prix réduits. «Il y a des voitures qui arrivent illégalement en Algérie, à travers les frontières terrestres et maritimes. Il y a aussi des gens qui importent les voitures de moins de deux ans. L’interdiction concerne uniquement les voiture de moins de trois ans», confie un courtier. D’autres rumeurs persistantes circulent sur le retour à partir de l’année prochaine de l’importation de voitures usagées mais cette fois-ci de moins deux ans, mais aucune source officielle ne l’a confirmé. De retour au pays, beaucoup d’émigrés parlent de la levée de l’interdiction de l’importation des voitures d’occasion de moins de deux ans, avec l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, prévue en 2007. »Il faut attendre l’élaboration de la prochaine loi de finances pour le savoir», se contente de répondre un cadre au ministère du Commerce.






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