Batna - Revue de Presse


RENTREE UNIVERSITAIRE A BATNA



Infrastructures saturées C?est avec 9513 nouveaux bacheliers officiellement orientés vers l?université El Hadj Lakhdar de Batna et 2000 recours que l?année universitaire débute. Les inscriptions se poursuivent dans 7 centres pour faciliter la prise en charge des nouveaux étudiants. « Jeudi 2 septembre, près de 80% des étudiants, étaient inscrits et 50% des recours étaient acceptés », nous dira Bouzid Tayeb, vice-recteur chargé de la pédagogie. Ce sont donc environ 37 000 étudiants, dont 18 000 résidents, qui seront accueillis à l?université de Batna. Il faudra également compter avec les bacheliers de Khenchela, Sétif, Ouargla et Biskra venus pour s?inscrire dans des filières inexistantes chez eux (telles que sciences vétérinaires, sciences politiques ou hygiène et sécurité) ainsi que les étudiants en spécialité estimés à près de 500. L?université El Hadj Lakhdar prend un essor certain d?année en année. Quatre nouvelles spécialités ayant reçu l?accord du conseil scientifique ont été proposées au ministère pour être ouvertes dans les années à venir. Ce sont les filières de l?information et de la communication, de l?éducation sportive, de langue et écriture amazighes et de philosophie. Mais déjà se profile à l?horizon l?engorgement des structures d?accueil de l?université. Pour pourvoir aux besoins en salles et amphithéâtres, une coopération entre instituts est déjà opérationnelle. Certains espaces ont été réaménagés en salles de cours. Cependant, nous dira M. Bouzid, « Nous pensons utiliser le créneau horaire de 12 à 14 h comme cela se fait ailleurs. Le COUS devra alors nous aider en ouvrant ses restaurants de 11 à 14 h 30. Sinon, nous devrons penser un nouveau système de repas tels que des ?sandwicheries?. » Comme chaque année depuis l?ouverture du pôle universitaire El Hadj Lakhdar, des aménagements d?instituts ont lieu. Cette année, les sciences économiques quitteront le CUB2 pour s?installer dans leurs locaux flambant neufs. L?institut d?histoire quittera le MATUC pour le CUB2 et les étudiants de biologie intégreront le MATUC. Le prochain déménagement sera certainement celui des filières de langues étrangères actuellement au CUB1, vers le campus El Hadj Lakhdar. Beaucoup ont objecté que le problème des cités universitaires allait également se poser, vu le nombre croissant d?étudiants et que continuer à construire des cités indéfiniment n?était pas la solution. Les responsables de l?université en sont conscients et le vice-recteur chargé de la pédagogie nous dira qu?ils espéraient sensibiliser les autorités, (wilaya et ministère) sur ce problème : « D?ailleurs, nous avons pensé à un système de navettes en utilisant le chemin de fer qui délimite le pôle universitaire vers son mur sud. Cela rapprocherait les étudiants de Barika, Seggana, Aïn Touta et même El Madher. Une autre proposition intéressante serait le désenclavement de Ali N?meur en finissant la route jusqu?à Condorsay qui rendrait service aux étudiants venant de Rous El Ayoun ou Merouana, car cette dernière grande daïra ne serait plus qu?à 25 km de Batna. Si ces suggestions devenaient réalité, beaucoup d?étudiants pourraient rentrer chez eux quotidiennement. » « Batna est la cinquième ville d?Algérie », nous dira un enseignant. Il serait temps qu?un développement à long terme soit pensé au lieu du raccommodage ponctuel. D?ici trois ou quatre ans, l?université de Batna sera saturée. Cela, sans compter le manque flagrant d?enseignants dont certaines filières souffrent. D?après M. Bouzid, « l?encadrement dans les sciences technologiques est suffisant, il est de 1 enseignant pour 20 étudiants. Par contre, les sciences humaines et sociales souffrent d?un grand déficit, soit 1 enseignant pour 60 à 80 étudiants selon les filières. 95 nouveaux enseignants doivent être recrutés sous peu et venir s?ajouter aux 1035 que compte l?université de Batna et qui ont d?ailleurs signé leur PV d?installation le 4 septembre. »




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