Rencontre avec la poétesse Ourida Khelia : Écrire pour se sentir vivant



Rencontre avec la poétesse Ourida Khelia : Écrire pour se sentir vivant
Dans son programme hebdomadaire «Les mercredi du verbe», l’établissement Arts et culture de la wilaya d’Alger a donné la parole mercredi dernier, à l’espace culturel Bachir Mentouri à Alger à la poétesse Ourida Khelia. Native de la ville de Batna, cette doctoresse en sciences de l’information et de la communication a relaté son parcours héroïque de femme chaouie pour la quête du savoir en dépit de conditions pas souvent adéquats, animée par une inébranlable volonté d’apprendre et de partager son savoir dans les circonstances les plus difficiles. «J’ai toujours voulu poursuivre mes études supérieures et devenir docteur à l’université et auteure de littérature. J’ai hélas été dans l’obligation d’enseigner à Batna pour subvenir aux besoins de ma famille. J’ai pu décrocher ma licence après huit ans d’études avant de décider de voler de mes propres ailes. Je suis venu à Alger et j’ai poursuivi mon magistère et mon doctorat », a-t-elle fait savoir. Auteure de plusieurs ouvrages universitaires et d’analyse politiques à l’exemple de «Méthodologie de recherche aux sciences de l’information et de la communication» ou encore «Révolution du Printemps arabe, entre la réalité et l’imaginaire», Ourida Khelia a récemment publié son premier ouvrage littéraire, un recueil de poèmes intitulé «Nouri ana» (ma lumière) qu’elle a présenté à l’assistance en lisant quelques passages, sous un tonnerre d’applaudissements. Publié chez l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG) avec l’aide de l’Office national des droits d’auteurs et des droits voisins (ONDA), ce recueil de poèmes a été présenté lors du dernier Salon international du livre d’Alger (SILA) et il semble être une ouverture pour une carrière littéraire prometteuse. « Je n’ai pas osé publier auparavant pour des raisons sociales et familiales. Je me suis lancée pour l’instant et j’écris sans arrêt. Les poèmes qu’on trouve dans l’ouvrage datent de longues années. J’ai également d’autres poèmes que je compte publier prochainement dans un autre recueil», a-t-elle fait savoir. Ourida Khelia écrit beaucoup sur les sentiments, sur l’amour réciproque et l’amour perdu, sur la patrie et sur la douleur, elle déclare que l’histoire de sa vie est sa plus grande source d’inspiration. «Je ne peux pas écrire lorsque je me sens joyeuse, la joie on la vit intensément, on la savoure. Ce sont les moments de peine qui nous poussent à écrire, notamment en ce qui concerne la poésie, elle émane des profondeurs de l’âme», a-t-elle souligné. La poétesse a fait savoir qu’elle s’attelle à l’écriture d’un roman et d’une nouvelle, avec notamment son propre vécu comme principale source d’inspiration.




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