Algérie - Revue de Presse


RÉAMÉNAGEMENT DE LA VILLE DE OUARGLA

Beaucoup de promesses, une seule réalité Dans une émission radiophonique consacrée à l?hygiène et à l?embellissement de sa ville, le P/APC de Ouargla s?est montré résolu à remédier aux dysfonctionnements de l?hygiène et de l?esthétique. Mettant au placard les conflits au sein de l?assemblée populaire communale dont le mandat arrive à expiration avec un bilan médiocre, essentiellement dû au manque de volonté et de coordination dans une APC déséquilibrée et à la mosaïque politique confuse (s?il convient de parler de courants politiques distincts dans ce cas précis), qui de surcroît a eu trois présidents à sa tête, Abdelkader Nessil se dit non satisfait de l?état actuel des choses, par rapport à ses souhaits en tant que gestionnaire. C?est peut-être là un déclic, même en fin de mandat et à la veille d?une élection sans surprise au niveau de la gestion des affaires de la cité, puisque toutes les combinaisons antérieures se sont accordées au statu quo. Un déclic qui pourrait être salutaire pour Ouargla qui vit actuellement dans l?attente d?un règlement définitif de ses problèmes, notamment ceux d?assainissement, grâce au projet global de résolution des effets de la remontée des eaux. Un projet de 20 milliards de DA, dont l?exécution pose de grandes interrogations sur son rendement réel à terme, ceci en plus des désagréments causés à la population. Le Ksar isolé Ainsi, outre le débordement quasi-permanent des égouts au niveau du Ksar, malgré la rénovation du tronçon, la situation alarmante des routes depuis le lancement des travaux de réhabilitation du réseau d?assainissement par la société libanaise Butec, inquiète de plus en plus les citoyens. Le Ksar est quasiment isolé depuis plusieurs semaines. C?est clair, toutes les routes menant vers le poumon de la ville sont congestionnées ou carrément coupées, surtout à partir de Saïd Otba et Hassi Boustene, à l?entrée nord de la ville, à travers le Ksar qui est l?unique entrée pour les habitants de ces quartiers et ceux de Bour El Haicha, Frane et Ngouça. Est-ce le tribut à payer pour voir un jour un Ouargla sans débordement des eaux des égouts ou sans la remontée des eaux de la nappe phréatique ? La question tout à fait légitime reste entière. Et à toutes ces questions, y compris à celle concernant les fissures, trous et brèches non engendrées par ce grand chantier, le P/APC de Ouargla répond calmement par un appel à la compréhension et à la patience du citoyen. « Le problème de l?assainissement est aussi complexe que difficile à résoudre, et depuis que la Butec est intervenue dans le tissu urbain, le citoyen a remarqué que les choses avançaient doucement. Je dirais que nous suivons de près les travaux et avons demandé au maître de l?ouvrage, soit l?ONA, de veiller à n?ouvrir une tranche des travaux qu?après en avoir achevé une. » Le P/APC annonce par ailleurs que toutes les réfections de routes jouissent d?une réserve budgétaire propre. Il affirme que les petites réfections du goudron sont prises en charge par l?ETTR, qui détient le monopole de la réalisation de bitume dans la wilaya, vu l?absence de concurrence d?où le retard dans les délais de réalisation. L?engagement du citoyen Concernant l?hygiène publique qui marque la plus grande insuffisance, M. Nessil précisera qu?il est évidemment rude de prendre en charge le nettoyage d?une ville aussi étendue et qui compte quelque 150 000 habitants. Le P/APC reste vague sur le tonnage des déchets transférés chaque jour vers la décharge de Bamendil et sur la périodicité de l?enlèvement des ordures ménagères. Confirmant l?existence d?un zoning, il s?excusera toutefois auprès des citoyens à propos de la perturbation de ramassage dans les quartiers concernés par la sous-traitance, à savoir Bamendil, El Khafdji, les 460 750 et 148 logements ainsi que Hai Bouzid. Concernant tous les autres quartiers actuellement pris en charge par les services d?hygiène communaux, M. Nessil en appelle à l?engagement citoyen, notant que des agents chargés de l?observation des infractions à l?hygiène publique se chargent de recenser les évacuations d?ordures ménagères, bouteilles de vin et déchets solides dans toute la ville, et particulièrement à l?entrée Est de la ville et que des sanctions seront prises. Nous saurons par ailleurs que bientôt le seul espace vert que compte Ouargla, justement situé en face de l?hôtel de ville, bénéficiera d?un entretien en prévision de l?installation d?un fleuriste. Une première à Ouargla.




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