Skikda - Divers Sujets Sur La Santé


Quand Tou dit tout ou presque !



La dernière visite de deux jours du ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière à Skikda n’aura pas été de tout repos pour les responsables locaux du secteur, et c’est peu dire.

Le ministre n’y est pas allé de main morte pour fustiger en public quelques responsables avant de dire tout le mal qu’il pense de leur gestion lors d’une séance de travail tenue au siège de l’APW. Tou a mis en filigrane les efforts louables et considérables accomplis par la nouvelle direction de l’hôpital de Skikda et celle de Tamalous. Il s’est même permis de féliciter, et à juste titre d’ailleurs, le personnel médical et paramédical du secteur sanitaire de Skikda. Cependant, il aura surtout brillé par ses remontrances. La palme de la correction « on live » est revenue à l’hôpital d’El Harrouch. Ce secteur a péché par inadvertance en exposant presque « volontairement » et au grand jour tous ses maux, offrant ainsi au ministre une occasion en or de fulminer. Et il y avait de quoi en fait car que ce soit à Azzaba, à El Harrouch ou au niveau du nouvel hôpital de Skikda, beaucoup de carences avaient été relevées. Il y avait même des aberrations que le ministre ne pouvait omettre de dénoncer comme le surdimensionnement des équipements du nouvel hôpital par rapport aux espaces de l’enceinte. Tout cela est vrai et mérite un rappel à l’ordre, voire même une décision ferme mais de là à user de ces carences pour « humilier » des responsables il y a tout de même comme un hic. Car, quels que soient ces manquements, l’intervention de Tou à l’APW s’assimilait parfois à de virulentes « diatribes ». « Vous êtes un ignare ! » ; « Je n’ai jamais vu un responsable comme vous ! », tels sont des exemples des interventions faites par le ministre à l’endroit de certains responsables de la santé. Interventions qui avaient glacé la salle en la plongeant dans une lourde atmosphère de gêne. Certes, la réalité témoigne de moult défaillances que vivent les secteurs sanitaires de la wilaya, et dont les seules victimes demeurent les populations ; cependant, ces remontrances ne devraient pas pour autant cacher d’autres vérités. Car, si l’hôpital d’El Harrouch était « mal luné », si le nouvel hôpital continue de vivre sa convalescence, si à Azzaba on accuse une rupture de stocks, la faute incombe d’abord aux responsables de la santé. Tous les responsables, le ministre y compris.








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