Algérie - Revue de Presse


Provocation



A quelle règle obéit un fonctionnaire international ? Certainement pas à celle de son pays d?origine, mais à celle de son employeur, même si l?une et l?autre sont marquées par de profondes divergences, voire tout simplement opposées. Par voie de conséquence, tous ceux qui embrassent une telle carrière c?en est une pour beaucoup ne devraient s?en tenir qu?à ce que contient une feuille de route, une expression bien à la mode, mais elle sied parfaitement à la question du Sahara Occidental. Voilà donc un conflit que l?ONU traite sous l?angle de la décolonisation, et déployant dans le cadre de son plan de paix une mission, la Minurso, aux attributions d?une très grande précision puisqu?elle est chargée d?organiser le référendum d?autodétermination du peuple du Sahara Occidental. Normalement, tous ceux qui portent les couleurs de cette force doivent agir en ce sens. Donc faire abstraction de leurs sentiments, ou à défaut d?y renoncer, faire le choix de ne pas en faire partie. Une règle mal admise, et même violée. Passe encore que la Minurso n?assume pas sa mission pour cause de blocage, mais qu?un de ses membres français fasse la propagande d?une partie est la goutte qui fait déborder le vase. Quand on s?engage pour appliquer un principe, il n?y a même plus place à la neutralité. Ce que n?a pas voulu comprendre, ou encore a refusé d?appliquer un Casque bleu français de cette force en portant de manière ostentatoire sur sa poitrine un autocollant portant la mention « Sahara marocain ». Faire donc la propagande de l?occupant marocain. Et il n?est pas passé inaperçu, puisqu?il a assisté à l?opération de destruction par le Front Polisario de son stock de mines antipersonnel. Et tout ce que ce provocateur a trouvé comme excuse, c?est qu?il est obligé de le porter à El Ayoun pour éviter les problèmes avec l?occupant marocain. Ce n?est donc plus un acte individuel, mais le comportement de toute une mission, ce qui est encore plus grave, et dans ce cas-là, la Minurso n?a pas droit à la moindre excuse. Elle se fait la complice de l?occupant. Aucun argument à faire valoir, car il n?y en a pas. Beaucoup a été dit sur cette force, mais pas jusqu?à la compromission. Ce qui renvoie à l?acte isolé ce qui reste à prouver sauf à croire qu?il a décidé de suivre la politique de son pays, alignée sur celle de l?occupant comme l?en accuse le Front Polisario. D?autres témoignages en font un fait établi comme à propos de l?Espagne. Reste maintenant à connaître la position de l?employeur qui doit défendre son plan. C?est le moins qu?il puisse faire.




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