Algérie - Revue de Presse


projet de loi de finances à l?APN

Mauvaise répartition des richesses Répondant aux interpellations des députés quant à la nécessité de favoriser l?affectation des disponibilités financières en faveur de la prise en charge des besoins sociaux de la population, le ministre des Finances a signifié que l?enjeu premier de la lutte contre la pauvreté réside avant tout dans la nécessité d?assurer une répartition équitable des revenus. Statistiques à l?appui, le premier argentier du pays soulignera que 40 à 45 % de l?activité économique nationale est concentrée sur la seule capitale du pays et à peine trois wilayas limitrophes. « C?est vrai qu?il y a des pauvres », a-t-il admis, « mais le véritable problème est à situer dans la distribution inéquitable des richesses ». Comme pour tenter de convaincre les députés que les Algériens ne sont pas tous aussi pauvres qu?on aime à le croire, le ministre des Finances soulignera que les revenus des ménages ont connu des taux de croissance de 6,4 % en 1998 et de 9,9 % en 2003. Sur sa lancée, il affirmera que le montant total accumulé sur les livrets d?épargne, au niveau des différentes banques, est passé de 501 milliards de dinars en 2000 à 841 milliards de dinars en 2004. « Nous savons, a-t-il lancé en ce sens, où se trouve la véritable » Algérie d?en bas et « c?est aux pouvoirs publics de veiller à assurer une meilleure répartition des richesses en favorisant la mise en ?uvre d?une politique d?équilibre régional en matière d?activité économique ». Dans cet ordre d?idées, a-t-il encore souligné, le relèvement du budget d?équipement à travers la loi de finances 2005 permettra à coup sûr de créer de l?emploi. De même, a-t-il ajouté, les projets intégrés dans le nouveau programme quinquennal de consolidation de la croissance contribueront également à réduire le taux de chômage. Hausse des taxes Evoquant par ailleurs la disposition prévoyant la récupération par l?Etat des fonds dont disposent les Caisses de sécurité sociale, le ministre soutiendra que cette mesure ne vise qu?à assurer une utilisation plus efficiente de ces ressources. Au sujet du prix de référence de 19 dollars le baril de pétrole sur lequel se base le projet loi des finances 2005, il réaffirmera que ce choix découle de la nécessité de prémunir le pays contre les risques de cessation de paiement, étant donné que l?économie nationale reste encore étroitement tributaire des exportations des hydrocarbures. Particulièrement contestées par les membres de l?Assemblée populaire nationale, les taxes proposées dans le projet de loi de finances 2005 sur les prix du gas-oil et des eaux minérales ont été présentées comme étant incontournables par les ministres concernés. La mesure induisant une hausse de 5 DA sur le prix du litre de gas-oil est censée éviter à l?Algérie, selon le ministre de l?Energie et des Mines, Chakib Khelil, de se retrouver d?ici à cinq ans dans l?obligation de recourir à l?importation de ce carburant. Affirmant que la demande nationale sur la gas-oil s?est accrue de quelque 8 % depuis 1998, le ministre a ainsi soutenu la nécessité d?intervenir sur la logique des prix pour favoriser la consommation de carburants plus écologiques et plus disponibles à l?échelon local. De son côté, le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, a signifié que la disposition prévoyant une redevance de 5 DA par litre sur les eaux minérales répond aux besoins d?adaptation du marché à la logique d?une réalité des prix. Et de considérer toutefois que la redevance proposée dans le projet de loi de finances pourrait être ramenée de 5 à 3 DA par litre.
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