Parution / « Alger, Histoire d’une capitale » aux éditions Casbah : Larbi Ichebouden retrace l’histoire d’Alger



Parution / « Alger, Histoire d’une capitale » aux éditions Casbah : Larbi Ichebouden retrace l’histoire d’Alger
« Alger, Histoire d’une capitale », publié aux éditions Casbah par le sociologue, universitaire et professeur Larbi Ichebouden, retrace l’histoire de la ville d’Alger depuis son accession au rang de capitale en 1528.

Rencontré, mardi, à la librairie Media Book d’Alger-Centre, Larbi Ichebouden nous précise que l’une des principales motivations derrière la publication de ce travail, ayant nécessité plusieurs années de recherche, aura été de dédier la nouvelle recherche à la ville d’Alger. La dernière en date, explique-il, remontant à près d’un siècle, « il était nécessaire de réaliser ce livre sur la ville d’Alger. En fait, cela n’est que le deuxième livre écrit de cette façon sur le sujet après celui de René Lespès, qui remonte à 1927, et qui avait été rédigé pour la célébration du centenaire de la colonisation ».
L’auteur estime à cet effet que l’histoire de la ville d’Alger n’est pas suffisamment étudiée au niveau académique. « Aujourd’hui, l’ensemble des capitales des pays de la Méditerranée ont toutes des ouvrages qui leur sont consacrés, des auteurs qui leur consacrent du temps, avec parfois deux à trois ouvrages par an. » Larbi Ichebouden précisera, à propos de la question des sources de recherche sur lesquelles il s’est appuyé, que « l’ouvrage est basé sur l’étude d’archives, mais aussi des consultations d’ouvrages ou des lectures dans les bibliothèques algériennes ou étrangères. Ce n’est pas un essai, il s’agit d’une recherche basée sur un long travail, des livres anciens et tout particulièrement des ouvrages d’avant 1830 ». Il reviendra par ailleurs sur la difficulté rencontrée pour l’étude des documents issus de l’empire ottoman. « J’ai pu travailler sur des ouvrages d’auteurs d’origine turque mais écrits en français. Personnellement, je ne lis pas le turc, et de plus le turc de l’époque est complètement différent de ce qu’il est aujourd’hui ». Quant au contenu de l’ouvrage, revenant tour à tour sur les périodes ottomane et française, tout en abordant dans sa dernière partie le rôle d’Alger – et plus particulièrement de sa Casbah – dans la constitution du mouvement national algérien, l’auteur souligne que les recherches font remonter le peuplement de la région d’Alger à plus de 3 000 ans et ajoute néanmoins que la période turque aura été essentielle pour la ville d’Alger « devenue capitale depuis cette époque (…) En fait, contrairement à ce que l’on pouvait supposer, ce n’est pas la colonisation française qui en fera la capitale du pays. Elle l’était devenue dès 1528, alors que des villes comme Constantine, Oran ou même Tlemcen étaient des villes plus importantes en termes de population ou de superficie ». L’ouvrage expliquant ainsi que pour le Régence, la position d’Alger « offrait une spécificité unique » se situant exactement au centre de la côte nord-africaine, entre la Tunisie et la Maroc. « C’est pour ces atouts en termes de communication de la stratégie commerciale ou géopolitique que la ville d’Alger a eu ce statut de capitale ».




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