Mila - Revue de Presse


Parti des travailleurs

L?unilatéralisme de Khoua dénoncé Le groupe parlementaire du Parti des travailleurs (PT), qui a rejeté avant-hier la loi de finances pour 2005, dénonce l?attitude qualifiée d?« arrogante » du président de la commission des finances, Tahar Khoua, qui « n?a pas permis à ses députés d?utiliser leur droit, selon le règlement, pour défendre leurs amendements ». Ce comportement totalitaire, écrivent les députés du PT dans une déclaration rendue publique hier, « est l?autre facette de l?orientation brutale antisociale et antinationale qui vertèbre la loi de finances pour 2005 ». Il faut noter que d?emblée le PT s?est démarqué du rapport de la commission des finances. La raison : le député Djelloul Djoudi, du parti de Louisa Hanoune, a reproché à cette commission la manière dont les débats ont été menés en son sein. « C?est la première fois qu?un président décide seul sans tenir compte des propositions des membres de la commission », a soutenu M. Djoudi. A signaler que le PT a proposé pas moins de 24 amendements, parmi lesquels le refus de l?augmentation des produits de large consommation (médicaments, eau, gasoil). Il est aussi contre la confiscation de l?argent des caisses des CNAS et CNAC. Et il défend un SMIG à 24 000 DA... Le groupe parlementaire du PT se félicite par ailleurs que « certaines mesures antipopulaires aient été rejetées » par la majorité des députés. Mais ce dernier regrette que « les choses dangereuses » soient passées. Selon les députés du PT, cette loi de finances, basée sur un baril de pétrole à 19 dollars, « impose la chute du budget de fonctionnement, la baisse de l?investissement, le désengagement de l?Etat, la baisse de tous les budgets sectoriels (...) et met en danger la République ». De ce fait, les parlementaires du PT dénoncent la « supercherie » du ministre des Finances qui, « sous le couvert d?une enveloppe globale portant sur les lois de finances jusqu?à 2009, assimile le budget de l?équipement souscrit dans la loi à la proposition du chef de l?Etat promettant 50 milliards de dollars d?investissement dans les cinq années à venir ». Ce tour de passe-passe, regrettent-ils, « fera des réserves de changes évaluées à 40 milliards de dollars un fonds qui sera utilisé à d?autres fins ». Quant au fonds de régulation des recettes (525 milliards de dinars), se plaignent encore les députés du PT, « il sera utilisé tout particulièrement pour le paiement anticipé de la dette extérieure, dont tout le monde sait qu?elle a été déjà payée trois fois ». Pourtant, ajoutent-ils, des « réserves » ont été clairement émises par le chef de l?Etat à Johannesburg et qui « a assimilé la dette extérieure à un moyen privilégié de pillage des pays dits du tiers monde ». Ainsi, pour les députés du PT, les premières réponses de Benachenhou ont confirmé « l?acharnement et l?obstination du ministre à vouloir en finir avec l?intervention de l?Etat pour préserver l?économie nationale et le pouvoir d?achat de l?immense majorité des Algériens ». En dernier lieu, les députés du PT prennent à témoin le peuple algérien et avertissent des dangers qu?encourt la nation algérienne avec l?application de cette loi de finances au service des multinationales.
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