Algérie - Investissements et partenariat


Partenariat algéro-italien, Rattraper le temps perdu



Après les irritants atermoiements du gouvernement de Silvio Berlusconi et la frilosité démontrée par les investisseurs italiens, qui ne semblent pas saisir encore l’importance des opportunités de partenariat qu’offre un pays en pleine ouverture sur l’économie de marché, avec un trésor solvable et finalement libéré du climat d’insécurité que le terrorisme avait généré, il semble que l’équipe du Professore -qui avait fait plusieurs séjours à Alger, en tant que président de la Commission européenne- a finalement décidé de donner un coup d’accélérateur aux échanges économiques entre les deux pays méditerranéens.

Car si l’Italie est le premier client de l’Algérie et son troisième fournisseur en produits finis et de consommation (agroalimentaires, viandes, produits pharmaceutiques, véhicules, équipements divers…), en matière d’investissements directs sur le terrain, la péninsule ne se résoud toujours pas à quitter la cinquième position, nonobstant les ministres algériens en charge de la coopération ne cessent de faire du pied sous la table à leurs homologues italiens, à chaque rencontre. Mais si Prodi a dépêché plusieurs émissaires dans la capitale algérienne, dont le vice-ministre des Affaires étrangères, Ugo Intini, en août dernier, c’est vraisemblablement pour mieux préparer sa mission annoncée pour la mi-novembre et durant laquelle il aura des tête-à-tête avec les plus hautes autorités du pays. La visite du président du Conseil italien à Alger ne manquera pas de relancer la coopération bilatérale, qui reste très en deçà de ses véritables capacités, selon les experts algériens, qui ne comprennent pas pourquoi diable les Italiens vont construire des véhicules Fiat au Brésil, en Turquie et l’un des principaux objectifs de la mission de Prodi en Algérie, sera celui de concorder avec le gouvernement algérien les modalités d’un accord qui lancera, après les nombreux renvois du précédent gouvernement de droite, les travaux pour la construction du deuxième gazoduc Galsi, dont l’inauguration était initialement prévue pour avril 2009, mais qui n’aura pas lieu avant 2011, selon les prévisions les plus optimistes. Rappelons que Sonatrach détient 36% du capital dans ce projet, alors que Edison en possède 18%, Enel 13,5%, Wintershall 13,5%, Hera trading 9%, et deux autres sociétés italiennes, sardes, Sfirs et Progmisa, le reste du pourcentage. Le gazoduc Galsi devra acheminer 10 milliards de mètres cubes de gaz algérien, via la Sardaigne, au maché italien, qui en consomme 85 milliards l’an. Les Italiens seraient également intéressés à amplifier les capacités de transport du premier gazoduc Transmed, qui relie l’Algérie à l’Italie, via la Tunisie, à en croire le quotidien italien Corriere Della Sera, qui attribue cette affirmation au ministre Bersani. Après la préoccupation, jugée « exagérée et égocentrique » par la partie algérienne, que le gouvernement Prodi avait exprimée au lendemain de la signature d’un protocole d’entente entre Sonatrach et le groupe russe Gazprom, il semble donc que Bersani qui avait alors saisi la Commission européenne, lui demandant d’arbitrer dans l’affaire soit rentré à Rome plus rassuré par les propos conviviaux du ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil. Satisfaire son hôte, n’est-ce pas là l’un des préceptes du mois sacré du Ramadhan ?






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