Oran - Divers Zaouias


Oran, Les zaouïas et les voies soufies, UN COLLOQUE MAGHREBIN DU 18 AU 20 AVRIL



Un colloque maghrébin ayant pour thème: «le rôle des zaouïas et des voies soufies maghrébines dans l’identification de l’espace de l’union» se tiendra les 18, 19 et 20 avril, à l’université d’Oran.
Cette rencontre organisée par l’UNZA (Union nationale des zaouïas d’Algérie) verra la participation du président de l’université d’El-Azhar (Egypte), le Moufti Ali Djoumâa du Maroc, le S.G de la ligue des Ulama du Maghreb arabe, le représentant du haut conseil islamique tunisien, les représentants de la zaouïa Tidjania de Mauritanie, en plus des représentants des zaouïas (Alaouia, Kadiria...), des confréries et des chouyoukh d’Algérie. Le colloque s’articule sur quatre axes, à savoir: l’historique du soufisme dans les pays du Maghreb arabe, le parcours et les activités des soufis, la vie personnelle des soufis, les voies soufies et l’unification: réalités et perspectives.
Depuis leur création, plusieurs missions ont été confiées aux zaouïas. Pour le président de l’UNZA, «sa personnalité civile de fait et sa configuration organisationnelle de type géométrique lui confèrent une hiérarchie et une discipline qui lui permettent de développer et de consolider ses actions philanthropiques, éducationnelles, religieuses, voire même politiques et de contrôler et diffuser l’information afin de cimenter les éléments confrériques». Et d’ajouter que «des données anciennes mais toujours d’actualité, car non encore exploitées sur les causes sous-jacentes du travail mesuré des zaouïas, sur leur composante humaine et sur leurs liens avec la société, pourraient ouvrir de nouvelles voies en matière de prévention contre toutes formes de violence à consonances religieuse, culturelle, mafieuse, bureaucratique... On a besoin de données récentes que notre union se propose et se charge de réunir, pour tracer les perspectives et suivre le rôle essentiel de la zaouïa. Il s’agit de maintenir et de développer notre patrimoine socio-spirituel dans le flux de la nouvelle logique matérielle de globalisation. Les plus récentes données sur les zaouïas datent de plus de 50 ans. Le propos de nos zaouïas est d’appartenir à la mémoire collective, lequel patrimoine socio-spirituel doit faire face à des défis nouveaux et redoutables de ce troisième millénaire, s’il veut assurer sa survie», selon la même source. «Les zaouïas en Algérie comptent parmi les premières et principales organisations religieuses. Elles appliquent et étudient les enseignements islamiques sunnites. Elles s’imposent dans la mémoire collective par leur statut spirituel et leur poids temporel liés à leurs fonctions conceptuelles et à leurs missions éducatives, formatrices et sociales. Les zaouïas sont souvent rattachées à une confrérie, elle-même fondée par un célèbre maître soufi des siècles passés et prise en charge par des disciples qui perpétuent leur dynamique en fonction de l’émancipation des individus et de l’évolution des milieux: campagnes et cités», indique le docteur Chaâlal président de l’Union nationale des zaouïas d’Algérie (UNZA).



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