Oran-16e festival du raï, Sous le signe de la « solidarité avec le Liban »



Toute une symbolique : le très beau chanteur libanais Alaâ Zalzali prendra part à la 16e édition du Festival du raï d’Oran. Voilà qui conférera à cette manifestation un caractère hautement engagé pour un soutien franc au peuple libanais qui subit impunément les agressions d’Israël. Le festival se tiendra simultanément du 1er au 4 août au théâtre de Verdure Chakroune Hasni et à l’esplanade en plein air de Aïn El Turck Oran a le cœur au Liban ».

Deux jours à peine après la clôture de ce festival, « la capitale du raï » abritera un concert de solidarité avec le Liban. Sur invitation des organisateurs du festival du raï, le chanteur libanais Alaâ Zalzali se produira le 6 août prochain lors d’un concert de musique qui sera organisé par la commune d’Oran en guise de solidarité avec le peuple libanais. De nombreux artistes algériens viendront, dans la foulée, témoigner leur soutien. L’artiste libanais devra auparavant prendre part à la 16e édition du Festival du raï. Du coup, la venue de Zalzali confiera résolument à cette nouvelle édition un cachet international. Il faut dire aussi que cette version 2006 sera dédiée à l’icône de la chanson oranaise, la regrettée cheikha Rimitti. La première soirée sera exclusivement féminine. Une manière d’honorer Remiti, qui a rendu l’âme il y a quelques mois. Le public aura alors à revoir Fadéla, cheikha Nedjma, Kheïra, Djenat et autre cheikha Rabéa. Les soirées débuteront à 22 h pour prendre fin vers 3 h du matin. Le public découvrira alors dans chaque soirée 7 à 8 chanteurs. Les billets coûteront entre 150 et 200 DA. Mais le public est averti : « Pas d’appareils photos ni de caméra », qui ne seront tout simplement pas admis par les organisateurs qui ont fait appel à une entreprise privée de vigilance. « Compétition, promotion des jeunes talents », est presque un leitmotiv des organisateurs de cette version 2006. Plus d’une quarantaine de jeunes « chebs » qui viendront des quatre coins du pays passeront une présélection, durant les trois jours précédant l’ouverture, au TRO. Quatre d’entre eux se verront éditer (une compilation de 8 chansons). Mais tout le monde ici à Oran se pose la question de savoir qu’a apporté de concret l’institutionnalisation, il y a une année, de ce festival ? Eléments de réponse des organisateurs : cette édition 2006 sera, en effet, une fois de plus, marquée comme ses précédentes par une santé budgétaire des plus précaires. « Le festival voit rouge », confessait, mercredi, Mohamed Ounezar, trésorier du festival, lors d’un point de presse. Ce journaliste confiait, ce jour-là, à ses confrères, que « la trésorerie est des plus précaires. » « Seuls 800 millions, dit-il, ont été alloués au titre du budget par le ministère de la Culture. » « Ni la commune d’Oran ni encore moins la wilaya n’ont daigné mettre la main à la poche », regrettent encore les organisateurs. Ces derniers devront dès lors se contenter d’une contribution « symbolique » de Sonelgaz, de Sonatrach et autre ENTV. Une centaine de millions de centimes a été déjà dépensée avant même le démarrage du festival dans la campagne de communication. Aussi, faut-il encore prévoir une moyenne de 60 millions de centimes, par soirée, pour la rémunération des artistes qui vont participer. Voilà pourquoi beaucoup ne s’étonnent guère de l’échec des négociations menées auprès des managers des Khaled, Mami et autre Bilal. Cela fait bien longtemps que tout le monde a parié que les stars ne seront pas au rendez-vous. Le budget de 800 millions de centimes suffit à peine pour rémunérer deux artistes de la trempe de Khaled ou de Mami, qui auraient demandé près de 40 000 euros chacun. Enfin, il est à signaler que des tables rondes, une projection d’un document de Mourad Senouci, (un entretien avec le regretté Cheb Hasni), ainsi que des expositions seront organisées pour enrichir cette manifestation.






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