Alger - Revue de Presse


OM RUISSEAU Un situation financière critique



Au-delà de la satisfaction du résultat enregistré face au CABBA, c'est unvéritable cri de détresse lancé par les dirigeants de l'OMR. Ce club mythique,qui s'est toujours caractérisé par sa véritable vocation de club formateur, vitcette saison une véritable crise financière sans précédent. Les Olympiens, endépit de la mort tragique de leur président Sadek Attia, ne savent plus à quelsaint se vouer pour subvenir aux besoins du club. La volonté de ses successeurs(ses frères Abdelmalek et Abdelwaheb), et celle du président de section HamidLarabi, ne suffit plus. Les personnes en question ont frappé à toutes lesportes et attendent désespérément qu'une âme charitable leur vienne au secours.Des soucis de plus pour le boss Attia Abdelmalek qui ne ménage aucun effortcomme ses pairs pour galvaniser ses troupes afin de sauver le club dupurgatoire. Du côté de Ruisseau, on attend désespérément un geste des autoritéslocales. Sur le terrain, la sérénité est de mise, et les joueurs, qui ont faitle serment de sauver le club pour honorer la mémoire du défunt surtout, sontprêts à faire plus. Leur victoire éclatante contre le CABBA témoigne de leurvolonté à vouloir et pouvoir se surpasser pour les couleurs du club, même dansdes conditions de jeu très difficiles. Mais pour garder la même dynamique, ilfaut bien savoir et pouvoir remobiliser les troupes, financièrement parlant,cela s'entend. En tous les cas, c'est un président anxieux que nous avonscroisé au stade du 20 Août 55, soit la veille du match contre le CABBA. Leprésident Abdelmalek Attia appréhendait beaucoup cette rencontre contre lesCriquets. «Quel est le président de club qui peut garder sa sérénité et soncalme devant une telle situation ? L'OMR vit une crise financière sansprécédent, et cela ne peut plus durer. On peut faire du bénévolat et sesacrifier pour les couleurs du club, mais il y a des gens parmi nous qui sontpères de famille, et ils se doivent bien de subvenir aux besoins de leurfamille. Je veux parler des entraîneurs de toutes les catégories, deschauffeurs, des employés qui s'occupent de la restauration, pour ne citer queceux-là. Je me mets à la place de ces personnes, autant que celles desjoueurs». Le lendemain, soit juste après la victoire qui a jeté un peu de baumedans le coeur des Olympiens en cette journée glaciale, le président avaitcertes le sourire, mais cela ne l'a pas pour autant empêché de revenir à lacharge et de tirer la sonnette d'alarme. «L'OMR est en situation de crisefinancière et il faut très vite remédier à cela». Abdelmalek Attia se dirigevers les quelques supporters présents pour dire: «Nous sommes prêts à releverle défi de sauver le club de la relégation. Je crois en mon groupe». Dans lafoulée, le président de l'OMR lancera un appel aux pouvoirs publics pour veniren aide au club. Il révélera entre autres que la direction du club a demandé àla commune de Belouizdad de faire un geste envers l'OMR en lui avançant unepart de la subvention qui doit lui être allouée. Il dira avec regret etdéception que l'appel lancé est resté sans réponse de la part des responsablesbelouzdadis (APC). Abdelmalek Attia n'a pas manqué aussi de rappeler que sonclub attend toujours les primes que doit la FAF verser aux Olympiens aprèsl'accession en D1 (700 millions de centimes) et celle de la Coupe d'Algérieremportée par les juniors (200 millions de centimes), de quoi redonner une âmeaux Olympiens pour espérer régler quelques dettes et terminer la saison entoute sérénité. Younès Ifticène, satisfait du résultat de la rencontre, s'estdit «très fier de ses poulains qui ont eu le mérite de prendre les choses ausérieux. Ils ont montré une grande volonté à vouloir se surpasser, j'espèrequ'ils persévéreront aussi pour la suite. Chaque match pour nous sera un matchdu coupe. Il faut se serrer davantage les coudes». Club en détresse cherche âmecharitable ! Le message est lancé.




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