Tlemcen - Tlemcen


Monographie de la ville de Tlemcen



Monographie de la ville de Tlemcen

« C'est la cité des beaux cavaliers, de l'air et de l'eau. »


Située au carrefour des routes qui menaient du Maroc à l'Algérie et de la Méditerranée au Sahara.


Tlemcen eut un rôle commercial considérable. En 1248, elle forma un royaume berbère, indépendant de l'empire marocain des Almohades et devint la capitale du royaume abdelwadide qui s'étendit au XIVe siècle à la plus grande partie de l'Algérie actuelle. Tlemcen qui, déjà au XIIe siècle était un centre religieux, devint alors un foyer de culture islamique. Au XVIe siècle, elle passa sous la souveraineté du gouverneur espagnol d'Oran puis, sous la domination d'Arudj Barberousse et enfin des Turcs en 1553.


Cette mystique capitale de l'Ouest oranais a longtemps été considérée comme la « Jérusalem du Maghreb » parce que les Musulmans et les Israélites y ont gardé leurs lieux saints.


La mosquée de Sidi Bou Médine qui a été construite au XIVe siècle par un sultan de Fès, le " sultan noir ", de pur style hispano-mauresque, comme à Fès ou à Grenade. Le minaret est orné de briques et de céramiques polychromes.]]


Bou Medine s'appelait en réalité Chaïb Ibn Hussein El Andalousi, car il était né à Séville, Ibn Chaib enseigna successivement à Bagdad, Séville, Cordoue et, enfin à Bougie, il était d'une intelligence hors du commun.


Les Tlemcéniens lui firent des obsèques imposantes et l'ensevelirent à l'endroit même dont il avait dit : « Quel lieu propice au sommeil ».


Si la présence arabe, porteuse de la foi islamique et de la civilisation orientale aux populations berbères autochtones, ne remonte qu'au VIIIe siècle, l'origine des communautés juives en Afrique du Nord a été constaté plus de dix siècles avant Jésus-Christ, et leurs colonies étaient déjà nombreuses sous l'occupation romaine, d'abord sur le littoral puis dans l'intérieur du pays.


Lontemps, les juifs n'eurent pas le droit de résider à l'intérieur des murs de la Cité. C'est seulement en 1393, grâce aux mérites du rabbin Ephraïm Enkaoua, qu'ils furent autorisés à franchir les remparts. Ils y vécurent en vase clos, dans le mellah (ghetto) jusqu'à l'arrivée des Français, mais ils sont toujours restés attachés à la langue arabe.


De toutes les villes de l'Ouest oranais, Tlemcen est celle qui fut la moins pénétrée par l'immigration espagnole. La limite de cet exode ibérique du milieu du XIXe siècle semble avoir été la région de El-Malah (Rio salado), Sidi-Bel-Abbès et Beni-Saf.


Djéma el Kébir, la Grande Mosquée, bâtie au XIIe siècle, extraordinairement dépouillée, moderne de lignes.


Cependant, l'influence andalouse, à Tlemcen, remonte au XVe siècle, lorsque la reconquête dirigée et achevée par les rois catholiques fit refluer sur l'Afrique du Nord les Moros qui sont à l'origine de ces communautés andalouses que l'on retrouve de Fès à Bizerte et qui ont gardé, avec les clés de leurs maisons abandonnées à Grenade ou à Malaga, leur folklore musical et poétique.


Il y a aussi, sur la route du Maroc, les ruines imposantes de Mansoura la Victorieuse, cette métropole provisoire de brique rouge qu'Abou Yacoub, dit El -Mansour (le victorieux), construisit à portée de flèche de la capitale qu'il voulait conquérir et qui devint, après la prise de Tlemcen par le sultan marocain Abou Hassen, le siège du gouvernement mérinide pour le Maghreb central.


À l'hiver très froid, neigeux en raison de l'altitude (plus de 800 m) mais ensoleillé succédait un printemps précoce qui faisait éclore, dès le mois de février, les fleurs de cerisiers et des pêchers. C'est ensuite la célèbre fête des cerises qui amenait à Tlemcen des dizaines de milliers de visiteurs.






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