Algérie - Revue de Presse


MÉDICAMENTS POUR CANCÉREUX



Des prix exorbitants Etre pauvre et atteint d?un cancer, une situation de condamné trop difficile à gérer. En effet, le traitement médical de cette catégorie de patients coûte cher. Comme beaucoup d?entre eux sont démunis, l?espoir ne suffit pas tout seul pour guérir. Le président de l?association El Amel aide aux cancéreux nécessiteux Abdenour Kettab constate que les médicaments coûtent cher. Il cite beaucoup d?exemples. Ainsi, le Zoladex est cédé à 18 000 DA l?injection. Le médicament en question est demandé par les malades atteints du cancer du sein. La patiente en a besoin tous les vingt-huit jours pendant deux ans. Le Femara, un médicament en comprimés, est cédé à 17 830 DA la boîte, laquelle couvre un mois de traitement. Les malades doivent les prendre durant deux ou trois ans. Il est remboursé depuis deux ans. « Se pose aussi le problème du remboursement. En effet, le malade doit attendre cinq à six mois pour récupérer son argent », explique le président de l?association El Amel. Ajoutant : « Un jour, une patiente s?est présentée à notre niveau et nous a demandé le Glevec, un médicament en gélules. Il coûte 30 millions de centimes la boîte, et elle n?a pas les moyens de se le procurer. Elle a même sollicité le ministère de la Santé en conséquence. » Il y a aussi l?Interféron, médicament en injection. Il est cédé à 3 ou 9 millions de centimes l?unité, c?est selon le dosage de l?injection à administrer. Le Zophren est fabriqué en injections et en comprimés. Le patient doit le prendre pour ne pas vomir durant les séances de chimiothérapie. Le prix d?une boîte de cinq ampoules est fixé à 9000 DA. Le Tengesic (injection) est une morphine utilisée pour calmer les douleurs. Tous les malades s?en servent. Une boîte de dix ampoules coûte 1200 DA et couvre trois jours de traitement. « Il y a des médicament indispensables qui sont sur le marché même s?ils coûtent cher. Ils sont destinés à une catégorie bien spécifique de cancéreux.Les pharmaciens ne s?en approvisionnent pas, car ces médicaments ne sont pas écoulés rapidement. Il faut trois à quatre mois pour voir un patient se présenter dans une pharmacie à l?effet de se procurer un de ces médicaments. Une telle situation n?arrange pas le pharmacien », indique le même interlocuteur.




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