Alger - Revue de Presse


Les rebonds du président

Les gens, chez vous, n?étudient pas ? », lancera, sourire à la bouche, le président de la République au directeur du centre universitaire de Djelfa, alors que celui-ci exposait les capacités d?accueil de cet établissement. Cette interrogation est venue après que Bouteflika eut recherché, en vain, des explications sur le classement en dernière position de cette wilaya par rapport aux résultats du bac de cette année. « Vous vous êtes classé même loin derrière Alger qui a obtenu tout juste 29% de réussite au bac », précisera-t-il. L?inauguration, hier au Palais de la culture de Kouba, des portes ouvertes sur l?université fut ponctuée d?une visite des 76 stands installés dans ce cadre. Ceux-ci représentent 56 établissements (universités, centres universitaires, instituts et écoles), 14 centres de recherche et 6 centres de soutien. Bouteflika trouvera là une occasion pour rebondir au niveau du stand du centre universitaire de Tébessa. « Le champ des spécialités scientifiques doit être plus élargi, dira-t-il, car on n?étudie pas ce qu?on veut, mais ce que la société exprime comme besoin, et il faut le satisfaire. » Au niveau du stand de l?université de Boumerdès, il insistera pour généraliser l?utilisation, comme langue d?enseignement, « de l?anglais et de l?espagnol » rappelant, au passage, que « nos voisins marocains et tunisiens sont très en avance par rapport à nous ». Juste avant, il s?en ira indiquer aux responsables de l?Ecole supérieure des enseignants de Constantine que la vocation de cet établissement « doit s?orienter, au plan du cursus universitaire, pour devenir celle d?une véritable école supérieure normale ». Plus tendu, Bouteflika se demandera « qui est responsable du retard » pris dans le projet de réaménagement de l?université Ibn Khaldoun de Tiaret. Le recteur n?hésitera pas à lâcher : « Ce sont les entreprises de réalisation, Monsieur le Président. » Sur le même ton, ce dernier ne cessera de marteler : « On est en retard » dans la réalisation du projet du centre universitaire d?El Oued. Pourtant, il trouvera quelque satisfaction en apprenant qu?au niveau du centre universitaire de Béchar, « on a introduit une spécialité qui s?intitule phytochimie qui tient compte de la spécificité de cette région », dira le responsable du stand. Au niveau de l?université de Sétif, « on a réussi à développer des techniques en chimie qui s?intéressent aux déchets de datte estimés pour chaque saison à 60 000 t ». Les représentants de cette université expliqueront comment « on peut élaborer à partir de ces déchets très nutritifs, par exemple, une levure alimentaire ». Malheureusement, constateront-ils, le procédé n?a pas encore intéressé le secteur utilisateur. Symboliquement, c?est le stand de l?USTHB d?Alger qui a été le premier visité par Bouteflika. Une université dont le recteur n?est autre que Benali Benzaghou, président en son temps de la Commission nationale de réforme du système éducatif. A noter que cette manifestation, choisissant pour slogan « L?université au service du développement », sera close le 30 juillet.




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