Algérie - Revue de Presse


Les loyers de la discorde



Les services de la direction de l?Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI) ont entamé une opération de recouvrement des loyers impayés depuis plusieurs années auprès des locataires des cités Sidi Salem (El Bouni) et El Karia El Djadida (El Hadjar). Tous ont été destinataires d?une correspondance les mettant en demeure de s?acquitter dans des délais très courts de leurs arriérés de loyer de novembre 2000 à avril 2004. Au vu de la situation sociale de ces familles totalement démunies et confrontées depuis des années à un chômage chronique, les conditions de l?OPGI ont peu de chance d?aboutir, particulièrement du côté des 230 familles d?El Karia El Djadida et des 1400 autres de Sidi Salem qui sont pourtant sous la menace de poursuites judicaires et de résiliation du contrat de location. « Alors que depuis 1998, on attendait l?application des dispositions relatives à la réduction des 30 % sur le montant mensuel du loyer, l?OPGI nous informe que seuls les attributaires de 2003 sont concernés par cette réduction. Nous sommes tous issus de couches sociales défavorisées. Avec l?attribution de ce logement, nous avons cru qu?un aspect de notre misère est résolu. Ce n?est pas le cas. Aujourd?hui, on nous impose de payer 2400 DA et pour certains 2700 DA pour à peine 60 m2 habitables. Par quel moyen je vais payer tout cet arriéré alors que je suis au chômage ? », s?interroge Brahim Maâllem, père de 6 enfants. Le même argument est avancé par Mokhtar Haffidi à El Karia Djadida qui estime : « Ce n?est ni plus ni moins qu?une arnaque à grande échelle dont nous avons été victimes. Comment peut-on concevoir un loyer aussi cher dans une zone extra-urbaine. Demander entre 1200 à 1700 DA à des citoyens qui n?arrivent même pas à subvenir aux besoins élémentaires de leur famille est insensé. L?Etat s?est engagé à revoir ce barème. Nous attendons toujours. » D?autres locataires dans les mêmes cités pointent un doigt accusateur vers les services techniques de l?OPGI. Ils affirment que les logements qu?ils occupent leur avaient été attribués avec des malfaçons à tous les niveaux : plomberie, électricité, sanitaires et une toiture que le vent a emportée et qui à ce jour n?a toujours pas été réparée malgré leurs démarches et écrits. Du côté des services mis en accusation, en l?absence du directeur, un ingénieur chargé de l?intérim a précisé : « L?entretien des cités en question n?est pas de notre ressort comme du reste certains immeubles en zone urbaine dont les logements sont devenus la propriété de leurs occupants. »




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