Algérie - Banques


Les grandes banques internationales arrivent



Deux grandes banques, l’une espagnole et la seconde anglaise, et trois autres libanaises vont en principe s’installer incessamment en Algérie.

Pour ce qui est de la banque espagnole, il s’agit, selon des sources sûres, de la Santander Banco, de grande renommée internationale, puisqu’elle est classée au troisième rang en Europe. La Santander Banco a émis le voeu de s’installer en Algérie après avoir pris une participation significative dans une banque marocaine et qui, toutes les deux, ont racheté une banque tunisienne, la Banque du Sud.

 Cette banque à capitaux multiples a actuellement un Marocain comme premier responsable. L’on ne sait sous quel nom elle décidera de s’implanter en Algérie, mais selon des sources fiables, ses pourparlers avec les autorités de la Banque centrale sont bien avancés.

 C’est aussi le cas de la HSBC, une banque anglaise dont l’historique fait savoir qu’elle a été, dans un passé lointain, la gestionnaire des émissions de la Banque centrale de Hong Kong.

 HSBC a, dans un passé récent, racheté le CIC français. Pour ce qui est de son entrée sur le marché financier algérien, la banque anglaise semble intéressée pour prendre une participation importante - «au-delà de 51%», nous dit-on - dans le capital du Crédit Populaire d’Algérie (CPA).

 La Société Générale, pour rappel, ne s’est pas entendue avec les autorités algériennes à ce sujet. Cette banque française a préféré mettre en place son propre réseau en Algérie.

 La França Bank, la Biblos Bank ainsi que la Libaneese Canadian Bank, trois banques libanaises, sont aussi annoncées en Algérie pour cette année. Pour le cas de la França Bank, elle a déjà reçu son autorisation du Conseil de la monnaie et du crédit (CMC). Elle attend de décrocher son agrément auprès de la Banque d’Algérie pour pouvoir être opérationnelle. La Biblos Bank, pour sa part, a racheté une partie de la Ryane Bank, déjà en fonction en Algérie et dont les capitaux sont qataris. Quant à la Libaneese Canadian Bank, elle a une participation dans la Trust, une banque à capitaux jordaniens déjà installée en Algérie. Les milieux financiers algériens font aussi état de l’intention de s’installer de la part de banques italiennes. «Leurs propriétaires sont en phase de prospection et de prise de renseignements», est-il indiqué.

 Il est vrai que l’annonce de l’arrivée en Algérie de grandes banques internationales a été faite hier à l’APS par le délégué général de l’Association des banques et établissements financiers (ABEF), qui nous l’a d’ailleurs confirmé avec beaucoup d’enthousiasme. Mais Abderrahmane Benkhalfa s’abstiendra de divulguer les noms des banques étrangères, en attente de l’autorisation du CMC ou de l’agrément de la Banque d’Algérie.

 Le délégué général de l’ABEF pense que l’arrivée en Algérie de banques marocaines et tunisiennes pourrait constituer «un pas vers l’intégration du marché maghrébin qui trouve ainsi son premier levain».

 Les années 2006 et 2007 seront, selon Benkhalfa, «des années d’expansion du réseau bancaire avec l’arrivée de nouveaux acteurs, parallèlement à la modernisation des systèmes de paiement». Il fait part d’un faible niveau de bancarisation au niveau de la banque de détail, celle destinée à la clientèle la plus large. L’élargissement de la place financière d’Alger par l’installation de banques étrangères, et de surcroît de renommée internationale, vient à point pour, comme le note le délégué général de l’ABEF, «corriger le gap existant en matière de bancarisation». Il fait part de l’existence actuellement de 1.200 points bancaires pour 31 millions d’habitants, soit une agence pour 29.000 habitants. L’idéal pour lui est «d’arriver à une agence pour 15 000 habitants».

 C’est sur une place occupée uniquement par les banques de statut public que des établissements financiers d’envergure internationale ont exprimé leur intention de s’installer en Algérie. Les autorités algériennes ont, en effet, décidé de retirer l’agrément à toutes les banques privées accusées de mauvaise gestion et à celles qui n’ont pas pu ou voulu augmenter leur capital. La loi de finances 2004 a, pour rappel, obligé les banques privées à activer avec un capital à hauteur de deux milliards de dinars. Les banques concernées avaient deux ans pour se conformer à la législation en vigueur. Aujourd’hui, aucune banque privée nationale n’active sur le terrain.

 «Ce que les uns et les autres ont tiré comme enseignements, c’est que la place d’Alger a aujourd’hui une grande dimension et qu’elle ne tolère par conséquent plus de banques apprenties. On n’est plus une place d’apprentissage mais une place qui a fait sa mue par des bonds négatifs mais aussi positifs», commente-t-il. Le processus de modernisation de la plate-forme de paiement mis en branle depuis quelques années est, selon le délégué général de l’ABEF, une garantie pour une relance de la bancarisation de la place financière d’Alger.     «Dans quelques semaines, on annoncera au grand public l’entrée en vigueur de la première phase de ce processus qui est le système de paiement urgent des grands montants», indique-t-il. Pour ce faire, plus de 1.500 scanners ont été placés dans les agences réparties sur le territoire national, où activeront plus de 5.000 agents formés à cet effet.





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