«Le Vent dans le musée», Un essai sur la société



Un recueil de nouvelles vient d’être publié aux éditions Alpha.

Ecrit par Abderrahmane Zakad, ce livre d’une vingtaine de nouvelles dont chacune dépeint des portraits, raconte des scènes de vie sociale, de la vie quotidienne, se révélant une galerie de situations et de comportements sociaux dont on a l’expérience.
C’est aussi une galerie de personnages des plus atypiques et excentriques. Ce n’est pas une écriture de l’imagination à laquelle il a recours, mais plutôt celle du dévoilement. Il s’agit d’une écriture d’un réalisme étonnant, voire criant, car en lisant telle ou telle autre nouvelle le lecteur est stupéfait, interpellé. Il est saisi et projeté dans un monde véridique (il n’y a que les noms qui changent).
Ainsi, Abderrahmane Zakad n’est pas un écrivain du fictif, de l’imagination esthétique et de la restauration poétique. Il se veut l’observateur direct et attentif, le témoin franc et sévère de la société, la sienne, et qui, tel un médecin, s’autorise à lui prendre le pouls. Il l’examine, la diagnostique pour en déceler les caractéristiques, l’origine de ses composantes, ce qui fait d’elle ce qu’elle est aujourd’hui, une société en plein bouillonnement, en mutation, une société aux multiples facettes, plurielle et contradictoire. Une société qui se cherche, s’interroge et se dit dans sa diversité et sa divergence. Autrement dit, Le Vent dans le musée selon un critique «essaie, sous une construction habile et littéraire, de décrire, sans autre exigence que de donner l’illusion du réel, tout ce qu’un citoyen peut vivre à une époque donnée».
L’écrivain n’est pas de ceux qui portent quelque réserve sur les mots. C’est quelqu’un qui va jusqu’au bout de ses idées, de ses mots. Il ose. C’est une écriture «où l’on n’en peut plus du silence et du refoulement, où l’on a besoin de dire ce que l’on voit, même ce que l’on vit».
Son écriture est donc audacieuse, aventureuse au style alerte, au ton simple et nerveux. Nerveux, parce que c’est une écriture authentiquement spontanée, de l’immédiat, une écriture sincère, vraisemblablement réaliste. Et ce réalisme nous tient en haleine.
Abderrahmane Zakad, urbaniste de formation, ayant pris sa retraite professionnelle pour se consacrer à l’écriture, a à son actif plusieurs publications : un roman : Trabendo (Marsa Editions-2001), un recueil de poésie : Un chat est un chat (Marsa Editions-2003), et un roman : Les jeux de l’amour et de l’honneur (Editions Bibliopolis-2004).






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