Algérie - Revue de Presse


Le revers de la médaille

Il ne se passe pas un jour sans que les médias fassent état d?un nouveau record atteint par les prix du pétrole sur le marché. Cette tendance vécue ces derniers temps a de quoi réjouir les pays producteurs qui voient dans cette envolée une valorisation importante de leur richesse et un juste retour des choses après la période des vaches maigres des années 1990, avec surtout l?année noire qu?a été 1998, période qui avait vu le prix du pétrole descendre en dessous des 10 dollars. Le refus du président américain George Bush de puiser dans les réserves stratégiques malgré l?approche des élections confirme les inquiétudes que le marché a déjà pris en compte et qui se résument dans le risque d?une interruption des approvisionnements par suite d?une attaque terroriste d?envergure. « Vider les réserves stratégiques de pétrole mettrait les Etats-Unis dans une position dangereuse dans la guerre contre le terrorisme », selon le locataire actuel de la Maison-Blanche. Durant l?année 2000, Bill Clinton, l?ancien Président, n?avait pas hésité à puiser dans ses réserves pour stopper la hausse des prix et contenter le consommateur américain à la veille des élections. La position du Président américain, malgré le risque qu?il encourt de ne pas être réélu, va encore accentuer la crise sur le marché, qui reste marqué par une forte augmentation de la demande mondiale et un rétrécissement de l?offre. Les conséquences de cette crise sur le marché pétrolier auront à coup sûr des répercussions sur l?économie mondiale. Et plusieurs gouvernements sont en train de revoir à la baisse leurs objectifs de croissance. Tout cela pour dire qu?à partir d?un certain seuil la hausse des prix du pétrole peut avoir des effets négatifs sur la croissance. Il faut reconnaître à l?OPEP, malgré les attaques qu?elle a subies, sa volonté de stabiliser le marché et d?éviter une volatilité des prix préjudiciable à tout le monde. Si des prix bas défavorisent l?investissement dans l?exploration, des prix élevés peuvent ralentir la croissance et affaiblir la demande et le marché. La situation actuelle devrait inciter encore une fois producteurs et consommateurs à chercher un équilibre qui sauvegarde les intérêts des pays producteurs et n?affecte pas l?économie mondiale.




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