Algérie - Revue de Presse


Le problème des Arabes en Algérie



On se trompe. Ou on fait semblant. Le problème des Arabes en Algérie, dont la culture est pour cette année en fête dans le pays le moins arabe du monde arabe, n?est ni un problème lié aux Algériens, ni un problème lié aux Arabes, encore moins lié à la culture. Le seul problème réside dans la gestion politique d?un fait naturel, vu que les potiers algériens n?ont attendu ni Boumediène ni Bouteflika pour fabriquer des pots. En Algérie ou ailleurs dans les pays arabes, le problème se situe exactement là où le mal est, c?est-à-dire au point de la pierre d?achoppement entre la chose publique et sa gestion. Là où tout est politique, là où chaque geste de citoyen, chaque note de chanteur et chaque déhanchement de chanteuse est lié à la hiérarchie, verticale, autoritaire et souvent hélas, acculturée. Dans le cas de l?Algérie, on sait tous les problèmes qu?a posés la culture, en ce sens qu?elle est porteuse de passé, de présent et d?avenir, et donc qu?elle gêne toutes les gesticulations politico-administratives. Dans ce cas précis, Khalida Toumi, apparatchik comme les autres, n?a fait que faire comme les autres, c?est-à-dire rien, c?est-à-dire rien d?autre que de gérer politiquement une question avec toutes les bêtises que cela engendre. La manifestation, qui a moins de trois mois, a déjà pompé 6 milliards de dinars sur le budget des contribuables et usé deux commissaires. On peut avoir la plus belle culture du monde, la plus pittoresque Casbah de la planète, les meilleurs chanteurs et les meilleures écrivaines de la région, confions notre culture à des politiques, ils en feront un folklore sans aucun sens. Restera une question : les Arabes ont-ils demandé quelque chose à l?Algérie ? Non. Les Algériens ont-ils demandé quelque chose de particulier à leur ministère de la Culture ? Non plus. Le reste confine au remplissage de cet effroyable vide institutionnel.




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