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Le cri de colère



Le cri de colère
La coopérative de la culture et des arts, « El Badil », a présenté lundi dernier, au TNA, sa pièce « Sarkha » (Le cri). Mise en scène par Mabrouk Ferroudji, celle-ci retrace les péripéties du peuple palestinien sur plus d'un demi-siècle, à travers un texte bouleversant de Ben Amar Azzedine. Le premier des trois tableaux est la lecture en dialecte palestinien d'un texte poétique de Moussa Mustapha. Il y évoque l'histoire de l'invasion par les Hébreux des terres palestiniennes. Le second tableau aborde, sur un ton burlesque, un sommet de la Ligue arabe et le dernier s'attarde sur les indignations.Mabrouk Ferroudji traite, une heure durant, d'un drame humain et des transformations qui affectent toute une société. Sept comédiens, dont un enfant, font partie de la distribution. Il s'agit de Merzouk Hamida, Saadi Ali, Mezghache Djamel, Ben Amar Azzedine, Okba Ferhat, Bahloul Chaker et Benaïssa Aymen. Le metteur en scène utilise énormément de symboliques. La chronologie historique a été respectée à travers plusieurs personnages, notamment la mère et ses quatre enfants. Dans un décor des plus sobres, la scénographie se limite à des objets rudimentaires (drapeaux, étoiles en fer, dressing en fer...), symbolisant la situation sociopolitique de la Palestine. Les lumières et le son ont bien accompagné la trame, créant des atmosphères appropriées à chaque tirade. Un cri strident poussé depuis la mosquée d'El Aqsaa clot la pièce. Ben Amar Azzedine s'écrie : « Kafartou bikoum, kafartou bi koul mouetamar, kafartou bi koulou kararatikoum, kafartou bikoum, maàndi mandir bikoum », (je ne crois plus en vous, en vos conférences, en vos décisions, je n'en n'ai rien à faire de vous). « El Badil » existe depuis les années quatre-vingt- dix, en tant que troupe d'abord. Elle regroupe des artistes venus de la région de Batna qui ont réalisé des sketchs. La coopérative a déjà réalisé des pièces pour adultes comme « El bordj », « Wal yadhar Djara ». « Djouha oua zawjatouhou » est un spectacle pour enfants. Certaines productions ont été récompensées. La troupe planche actuellement sur le texte d'un auteur syrien « Baroud Bacha », traitant de la stratification sociale. La semaine culturelle palestinienne se poursuit jusqu'au 18 février 2016.




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