Algérie - Enseignement Supérieur (universitaire)


Le boursier aura plus d'argent si...

La bourse de l’étudiant, fixée à 2.700 dinars par trimestre depuis plusieurs années, pourrait bien augmenter. En tout cas la révision à la hausse de la bourse est «inéluctable», selon les déclarations faites, hier, par le directeur de la planification au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Belamane, lors d’un point de presse en marge de la rencontre nationale des chefs d’établissements universitaires. Toutefois, cette augmentation, selon le même responsable, est conditionnée par un objectif à atteindre, un critère de bonne et transparente gestion requis aux oeuvres universitaires. Les bourses universitaires verront une augmentation inéluctable dans le cas où les oeuvres universitaires enregistrent une amélioration et une transparence en matière de gestion, a indiqué hier à Alger M. Smaïl Belamane, cité par l’APS. Le même directeur central au ministère de Rachid Harraoubia a ajouté que «les bourses et les tarifications représentent le deuxième volet de la réforme dont font objet les oeuvres universitaires», précisant qu’une «mise en place d’une transparence dans la gestion verra une augmentation inéluctable des bourses».

Le dossier de la revalorisation des bourses universitaires est actuellement à l’étude, selon Smaïl Belamane. «Les bourses universitaires font objet d’une étude en cours qui aboutira durant l’année universitaire 2006-2007 à une grande concertation nationale entre les étudiants et les représentants de l’administration, des oeuvres sociales, des services d’hébergement et de restauration», a encore déclaré le même responsable.

L’augmentation de la bourse a été toujours l’une des revendications les plus pressantes des étudiants, en général, et les organisations estudiantines, en particulier, qui ont toujours consigné cette recommandation sur leur plate-forme transmise aux pouvoirs décisionnels. Certaines organisations estudiantines en ont d’ailleurs fait leur cheval de bataille, dénonçant - à juste titre - le montant, 2.700 DA, qui ne suffit même pas pour acheter un livre, encore moins à payer les frais de sa polycopie de mémoire. D’aucuns estiment que le montant de 2.700 DA par trimestre, en vigueur depuis le début des années 90, soit depuis pratiquement 15 ans, est devenu trop maigre aujourd’hui vu le coût de la vie.

Mais si l’augmentation annoncée de la bourse aura sans doute un effet de soulagement sur les milliers d’étudiants, en attendant du concret bien sûr, il n’en demeure pas moins que l’on redoute un «désengagement» progressif de l’Etat quant à la prise en charge financière du transport des étudiants, de la restauration et de l’hébergement des étudiants internes. En effet, l’administration des oeuvres universitaires a à plusieurs reprises tenté d’augmenter les frais de la carte d’abonnement du transport universitaire (entre l’université et la résidence universitaire: 300 DA pour un abonnement annuel) et le prix de la restauration (1,20 DA le repas) mais les étudiants s’y sont à chaque fois rudement opposés, ce qui a contraint cette administration à retirer son projet. Les étudiants craignent justement que l’augmentation annoncée de la bourse ait une sorte de contrepartie qui consiste en l’augmentation, en parallèle et d’une manière progressive, des tarifs de ces prestations universitaires (transport, hébergement, restauration).



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