Algérie


lala fatema nsoumer



Origine
Lalla naît en 1830 dans le village de Ouerdja dans l’actuelle commune de Abi Youcef, près d'Aïn El Hammam en Kabylie (Algérie), son père est le chef d'une école coranique liée à une zaouïa de la confrérie Rahmaniyya de Sidi M'hamed Bou Qobrine. Elle appartient à la lignée du marabout Ahmed Ou Méziane. Ayant choisi la dévotion et la méditation, Fatma s’impose progressivement dans le monde de la médiation et de la concertation politico-religieuses jusque-là réservées aux hommes. Forte de sa lignée, elle exerce une grande influence sur la société kabyle.

Combat
En 1849, Fatma N'Soumer entre dans la résistance et se rallie à Si Mohammed El-Hachemi, un marabout qui participe à l’insurrection du Cheikh Boumaza dans le Dahra en 18476. En 1850, elle soutient le soulèvement du Cherif Boubaghla venu de la région des Babors.

L'assemblée de Soumeur, Tajmaât, autorité politique du village, délègue Lalla fatma et son frère Sidi Tahar, marabouts, pour diriger les Imseblen (volontaires de la mort) venus de nombreux villages de la contrée du Djurdjura tels que Aït Itsouregh, Illilten, Aït Iraten, Illoulen u Malou.


Portraits présumés du Cherif Boubaghla et de Lalla Fatma N'Soumer conduisant l'armée révolutionnaire (Philippoteaux, 1866).
En 1854, elle remporte sa première bataille face aux forces françaises à Tazrouk (près de Aïn El Hammam), connue sous le nom de bataille du Haut Sebaou. Elle dure deux mois de juin à juillet 1854. Les troupes françaises sont vaincues et contraintes de se retirer. Les villages environnants sont toujours indépendants.

Les troupes françaises estimées à 13 000 hommes dirigés par les généraux Mac Mahon et Maissiat sont confrontées à une forte résistance. En 1857, les troupes du maréchal Randon réussissent à occuper Aït Iraten à la suite de la bataille d'Icheriden. Les combats sont féroces, et les pertes françaises considérables7.

Fatma forme un noyau de résistance8 dans le hameau Takhlijt Aït Aatsou, près de Tirourda.

Le 11 juillet 1857, Fatma est arrêtée par le général Youssouf. Elle est conduite au camp du maréchal Randon à Timesguida, et est emprisonnée dans la zaouia d'El-Aissaouia, à Tablat, placée ensuite en résidence surveillée sous la garde de si Tahar ben Mahieddine. Elle y meurt en 1863, à l'âge de 33 ans, éprouvée par son incarcération et affectée par la mort de son frère en 1861. Les chefs, Si Hadj Amar, Si Seddik Ben Arab, Si El-Djoudi et Sidi Tahar, sont contraints de se rendre.

Sa tombe demeure longtemps un lieu de pèlerinage pour les habitants de la région. Ses cendres sont transférées en 1994 du cimetière de Sidi Abdellah, à 100 mètres de la zaouia Boumâali à Tourtatine, vers le Carré des martyrs du cimetière d'El Alia, à Alger.




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